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Je m’amuse de constater que la défense des services et entreprises publics provient toujours et exclusivement de ceux qui y travaillent. Ceux-là ne sont qu’une partie minoritaire des usagers de ces services. L’opinion publique bien qu’à peu près solidaire de ces mouvements sociaux a tendance à être un peu plus mesurée. Si à service équivalent une tâche peut être sous-traitée moins chère dans le privé la majorité des français serait plutôt pour étudier sérieusement la chose. Je ne crois pas que les cheminots, en grève à partir de ce soir, les marins de la SNCM ou les traminots marseillais de la RTM défendent le bien de la collectivité. Simplement, ils tentent de préserver leurs acquis sociaux, l’emploi futur et corporatiste de leurs enfants et leurs salaires souvent plus élevés que dans le privé à travail équivalent. Bien sûr, ces revendications sont honnêtes et légitimes et utiliser son pouvoir pour les faire avancer est compréhensible dans la limite de préserver le service rendu aux usagers en respectant un service minimum. Par contre, justifier ces actions en expliquant que celles-ci ont pour but de préserver l’intérêt public est honteux et malhonnête. A force de tirer sur la corde, ceux qui s’érigent en maitres de la protection du service public finiront par ne plus être crédibles et n’arriverons qu’à exaspérer les français qui ne se retrouvent plus dans ces combats individualistes d’un autre âge.






Commentaires
1. Le lundi 5 décembre 2005 à 09:56, par No Comments
2. Le samedi 21 janvier 2006 à 11:35, par Geleb :: site
3. Le mercredi 1 février 2006 à 23:16, par wil
4. Le mercredi 1 février 2006 à 23:52, par Christophe :: site
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