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Voici une grosse question. Il ne s’agit d’ailleurs pas seulement du web 2.0, cela peut aussi s’appliquer à tout ce qui touche à un ordinateur. Les exemples récents, comme ceux d’un passé pas trop lointain nous le montre. Les Microsoft, Apple, Google, Yahoo, MySpace, Youtube, Facebook, Twitter, etc. ont tous été lance à des jeunes de moins de 30 ans. Là ou les entrepreneurs plus âgés recherchent la reconnaissance, le prestige et la construction d’un patrimoine, les jeunes entrepreneurs du web recherchent simplement à prendre du plaisir et tant mieux si le reste vient avec. Ils sont les premiers utilisateurs de ce qu’ils développent, ils croient donc plus facilement à ce qu’ils font. En tant qu’aventuriers ils sont moins sujet au doute, avancent avec un esprit bien plus libre et n’ont pas contraintes financières, là ou les plus vieux doivent vite trouver de quoi faire manger leur famille. Mais la clé reste dans la compréhension du besoin. Ils savent eux même ce qu’ils veulent. Ils n’ont pas besoin de se reposer sur des conseils extérieurs souvent incertains pour trouver la voie. Ils sont bien sûr rejoints par des financiers mais ceux-ci se gardent bien de leur affliger trop de contraintes. Vous l’aurez bien compris, je ne parle pas ici de jeunes entrepreneurs français. Ceux dont je parle ici sont bien sûr de l’autre coté de l’atlantique, aux Etats-Unis, là ou l’on ne cherche pas à savoir de quelle grande école sort l’ambitieux pour lui donner quelques euros qui devront produire un retour sur investissement dans les 18 mois. Non pas que les choses sont plus faciles là bas mais simplement elles s’affranchissent bien plus facilement des esprits étriqués. Les hommes et les idées comptent plus que les CV et cela change bien des choses. En France, personne ne donnerai 10 millions d’euros à un équipe de jeunes entrepreneurs se lançant dans un gros projet, même si leur réussite future saute aux yeux, encore moins en leur laissant prendre ensuite le temps qu’il faut pour leur projet se concrétise et trouve son public. Les même qui se plaignent que la France n’arrive pas à créer des leaders de l’internet, sont aussi ceux qui tiennent les cordons de la bourse et qui ne placent leurs investissement que dans des startups lancés par des serials entrepreneurs sortant au départ des grandes écoles de commerces. Il faut bien sûr du temps pour changer les mentalités. Mais pendant ce temps là les choses se passent ailleurs. Certains jeunes français l’ont bien comprit et n’hésitent pas à exporter leur talent là où on leur fait le plus confiance.





