Google vient de lancer OpenSocial, une plate-forme de développement d'applications pour les réseaux sociaux. Chaque développeur ou réseau social pourra publier ses applications qui seront transportables d’un réseau à un autre. Le tout repose techniquement sur les Google Gadget, un format de mini-application déjà utilisé sur le portail personnalisable Google IG. L’initiative est perçue comme une réponse à l’engouement suscité ces derniers mois par l’API de Facebook permettant à des éditeurs tiers d’intégrer leurs applications dans le réseau social pour les rendre accessibles à plusieurs dizaines de millions d’utilisateurs. Indirectement Google répond aussi à Microsoft et ses 240 millions de dollars investi dans Facebook il y a quelques jours. Il est intéressant de voir comment Google persiste à essayer d’être perçu comme une société technologique alors que la compagnie est simplement une grosse régie publicitaire. Bien sur, il y a le moteur de recherche, dont les algorithmes sont conçus par une armée de docteurs en informatique, mais aucun autre service web chez Google n’est vraiment à la pointe du web, de ses usages et de ses technologies. Google essaye de faire de réseau social depuis maintenant quelques années avec Orkut mais sans succès, à part au Brésil. Du coup, à défaut de pouvoir attirer des utilisateurs, Google essaye de se placer aux cœurs des services à succès pour avoir un peu sa part du gâteau. Pour profiter du buzz autour d’OpenSocial, de grands noms ont rejoint l’initiative, tels que MySpace, Saleforces, Plaxo et LinkedIn, etc. Il faudra quand même voir si tout cela survit à l’effet d’annonce. Tous les services qui rejoindrons OpenSocial prennent quand même le risque de faire entrer le loup dans la bergerie et de devenir chaque jour un peu plus dépendant de Google. Beaucoup d’entre eux l’étaient déjà un peu par les liens sponsorisés, ils risqueront de l’être même sur leur métier. Google en profitera aussi pour acquérir l’expérience qui lui faire encore un peu défaut. A faire de trop vouloir en faire Google se disperse toujours un peu plus. Pour l’instant la bourse apprécie, mais cela ne durera peut-être pas indéfiniment.