Le propre de toute démarche sur une longue période et de pouvoir s’adapter au temps qui passe et à l’évolution de son environnement. Pour mes travaux de développements j’ai au fil du temps évolué sur le type de logiciels que j’utilise au quotidien. J’utilise maintenant Eclipse depuis plus d’un an, après avoir hésité quelques années le temps d’attendre qu’il intègre le minimum syndical fonctionnel, et je dois dire que j’en suis très content et que ce logiciel m’a permis d’améliorer encore un peu ma productivité. Depuis un peu plus d’une dizaine d’années que je développe en Java, j’ai utilisé un certain nombre d’outils. En voici la liste dans l’ordre chronologique, de mes débuts à aujourd’hui :
  • Visual Café (1 ans)
  • JBuilder (6 mois)
  • Emacs, sous Linux (2 ans)
  • Visual Age (6 mois)
  • Ultra Edit (6 ans !)
  • Eclipse (1 an)
J’ai alterné les simples éditeurs de textes avancés et les IDE intégrés, au fil de mes besoins, soit pour du code serveur, soit pour développer des interfaces utilisateurs riches. Je pense quand même que les IDE trop faciles à utiliser cachent un peu trop la complexité du développement logiciel et permettent trop facilement de passer à coté de la nécessité de bien comprendre ce que l’on fait et produire le code le plus optimisé possible. Je conseillerais ainsi aux débutants de commencer à travailler avec des outils simples ou en se forçant à ne pas trop utiliser tous les assistants disponibles dans les environnements un peu plus riches. Ensuite, et dés que la base du savoir faire technique sera maitrisée, il sera plus facile de faire la part des choses entre l’assistance au développement et donc le gain de temps qu’offrent les IDE et la trop tentante facilité de travailler en mode « programmation visuelle » avec la complétion et les deux boutons de la souris. Le développement est une affaire de compétence et non d’une simple maitrise des bons outils. Les outils vont et viennent mais c’est le savoir-faire des développeurs qui font les bons logiciels et services web.