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Le groupe PPR s’est décidé à se séparer des magasins Surcouf, acquis en 2000. Comme beaucoup, j’ai été un client de Surcouf de la première heure. Au début au rez-de-chaussée d’un immeuble parisien, avec très vite une jonction, creusée dans le béton, avec le rez-de-chaussée de l’immeuble voisin. Quelques centaines de m² qui se sont transformés en milliers lorsque le premier magasin a migré avenue Daumesnil, dans le 12ième arrondissement, avant que 4 autres s’ouvrent par la suite, à Paris et en province. A ses débuts Surcouf était une révolution dans le monde informatique, nous nous souvenons tous de l’énorme catalogue qui était pour les geeks une lecture bien plus saine que les œuvres des auteurs classiques. Enfin une grande surface spécialisée. Le boum de l’ordinateur personnel aidant, des dizaines de magasins tenus par des asiatiques se sont ouverts dans la rue Montgallet toute proche, avant d’envahir complètement ce quartier situé à proximité de la gare de Lyon. Avec le temps Surcouf a été déserté par fans la première heure, ceux-ci privilégiant les petites boutiques du quartier, au choix et aux prix bien plus intéressants. Puis vint l’arrivée de centaines de cybermarchands spécialisés. Avec le temps, 15 ans déjà , Surcouf est devenu banal, on y trouve pas plus de choses qu’ailleurs et à des prix pas plus intéressants. Trop concentré sur ses magasins, Surcouf a raté le virage du web, circuit de vente incontournable sur le lequel ils sont un nain. PPR n’a jamais réussi à faire de Surcouf une pépite, un acteur de référence d’un secteur très dynamique. Pas sûr que les repreneurs soient faciles à trouver.





