Il semble que la presse française ai fait son choix, le futur président américain sera démocrate. Les unes et les articles et les débats qui les accompagnent mettent systématiquement de coté les candidats républicains aux primaires, que ce soit John McCain ou Mike Huckabee. Pour les américains les choses sont beaucoup moins tranchées. Autant que la France est naturellement de droite (et oui !), l’Amérique est plutôt républicaine. Du coté démocrate, quoi qu’il arrive, le candidat qui sortira gagnant des primaires devra s’imposer face à une masse d’électeurs qui ne voudront jamais d’un noir ou d’une femme président de leur cher pays. Les mentalités évoluent moins vite que les performances des directeurs de campagnes et des agences de marketing qui se goinfrent des budgets sans limites des candidats. Contre toute attente, du moins du coté européen, Bush a gagné sont deuxième mandat. Il se pourrait bien qu’il en soit de même en novembre prochain et que John McCain soit le futur président américain.
Ca chauffe pour Martinon à Neuilly sur Seine. Un nouveau personnage politique fait pour l’occasion son entrée, Jean Sarkozy, le fils de l’autre. Le petit jeune, 21 ans, se montre en tant que leader de ce petit mouvement de mise au placard accélérée de David Martinon, porte parole de la présidence, parachuté à Neuilly pour conserver la mairie dans le giron des amis de Nicolas. On peut quand même se demander ce que Jean Sarkozy fabrique là, au lieu de vaquer à ses chères études. Une nouvelle personnalité apparaît dans la famille Sarkozy, le fils, après son père, sa belle-mère et sa nouvelle belle-mère. Je vous le dit, y’en a marre. J’ai aimé le petit Nicolas qui voulait devenir notre président pour améliorer notre quotidien et nous préparer pour l’avenir. Mais là ça suffit ! La politique n’est pas du n’importe quoi. C’est de la santé et de l’avenir d’un pays qu’il s’agit. La fonction est plus importante que le job. Un peu de respect envers les citoyens de ce pays, ils n’ont pas élus un Johnny Hallyday ou un Eddy Barclay. J’en viens à regretter la discrétion et la prestance de Jacques Chirac. Heureusement que François Fillon est là pour rattraper l’image paillettes du président et des quelques ministres de pacotille qui ne le lâchent pas d’une semelle. Là, fini le bling-bling, on veut du sérieux et des résultats !
Si j’étais Steve Ballmer et que je dirigeais Microsoft quelle pourrait être ma stratégie face à un probable refus de Yahoo se voir mangé ? Jérémie pose cette question intéressante sur son blog. Donc, si j’étais Steve, devrais-je augmenter mon offre pour contenter les actionnaires de Yahoo ? Sûrement pas ! Plus de 44 milliards de $ est une bonne offre. Y mettre plus serait déplacé vu car c’est déjà plus que ce que Yahoo vaut aujourd’hui. Les actionnaires de Yahoo sont des financiers qui n’ont pas d’autre but que de maximiser leur plus-value. Toute augmentation de l’offre partirait dans leur poche et ne serait donc pas investi dans les activités du nouvel ensemble. Microsoft est en position de force. Il est le seul réel acteur à pouvoir croquer Yahoo dans de bonnes conditions et à pouvoir par la suite investir dans son développement. Yahoo ne pourra pas rester indépendant bien longtemps, faute de moyens pour rester dans la course face aux deux autres mastodontes du web. Le hors-bord des débuts s’est transformé en gros tanker qui commence à prendre l’eau et le capitaine Jerry Wang est seul pour écoper. Si j’étais Steve, j’attendrais, je ne serais en fin de compte pas trop pressé, Yahoo finira par revenir vers moi dans quelques mois pour moins cher qu’aujourd’hui. Entre-temps, j’investirais un peu d’argent pour racheter quelques acteurs importants de secteurs sur lesquels je suis un peu faible, tel que Dailymotion dans la vidéo, Skyblog pour les blogs et Wikio et Technorati pour leurs moteurs de recherche et Ustream dans le streaming vidéo. J’ajouterais à cela un bon partenariat avec eBay dans le commerce en ligne. Ces acquisitions représenteraient des dépenses bien raisonnables par rapport à mes moyens et ces activités viendraient en concurrence directe de celles de Google alors que Yahoo n’y est pas encore vraiment présent. Du coup quand les gars de Yahoo reviendront vers moi, l’ensemble MSN/Yahoo sera encore plus fort pour contrer Google.