L’habitude veut que lorsqu’une profession est touchée par des mesures sociales, ses représentants manifestent leur mécontentement. Avec la suppression annoncée de plus de 10 000 postes de professeurs de lycées, ce sont les usagers du service rendu, les lycéens qui sont en grèves et manifestent dans les rues de grandes villes, je trouve cela épatant. L’initiative du gouvernement est logique. Dans les prochaines années il y aura moins de lycéens, donc moins besoins d’enseignants. Clairement, on peu facilement tailler dans ces effectifs sans que cela n’ai d’impact sur l’enseignement rendus, des milliers de professeurs étant déjà payés à rester chez eux ou à vaquer à des occupations administratives faute de postes d’enseignement à leur donner. Idéalement personne n’aurait du trouver à y redire, en tout cas pas les élèves. Au pire on aurait pu s’attendre à quelques manifestations de syndicats de professeurs, mais on n’a pas vraiment vu quelque chose de ce coté là. Non, ce sont les syndicats lycéens qui sont sur le front mais quand même logistiquement aidés par les syndicats des professeurs. Il est certain de pour ces derniers la situation est idéale. Leurs revendications se font entendre sans qu’ils aient à lever le petit doigt. Par de risque de perdre quelques jours de salaire pour faire grève et se montrer, le boulot est fait par d’autres. Les professeurs sont bien au chaud, certains viennent dans les établissements pour faire acte de présence vu que leurs élèves font grève à leur place. Pour les lycéens, ce n’est pas quelques centaines d’euros de perdu, mais des préparations au bac qui ne peuvent se faire. Pas trop grave quand même, il faudra simplement donner quelques consignes aux correcteurs de l’épreuve du mois de juin pour remercier les lycéens du service rendu. Le dégraissage efficace du mammouth n’est pas encore pour demain.