Patrick Poivre d’Arvor vient de tirer sa révérence de la présentation du 20h de TF1 après 21 ans de bons et loyaux services. Une belle séquence de fin avec les remerciements habituels et quelques images d’archives. Et puis une belle petite phrase place en cours de journal : « Parfois on croit chuter mais on se relève très vite ». Il est certain que nous retrouverons ce journaliste très littéraire dans une deuxième partie de carrière. Bonne route à lui.

Les temps changent. Notre PPDA national va être remplacé par Laurence Ferrari, une présentatrice tendance bimbo qui tiendra un bon rôle de semi-potiche avec la touche petite envergure journalistique submergée par la présentation de programmes de divertissement sans intérêt. La belle est quand même une personnalité d’influence qui a su bien jouer des coudes avec intelligence pour déboulonner la seule vraie star du petit écran français. Il va falloir s’habituer à cette nouvelle ambiance paillette de la TV française. Espérons un peu qu’avec la reforme en cours dans l’audiovisuel public les choses s’améliorent du coté de France Télévision. Cela reste le seul rempart contre l’abrutissement par l’image, l’élevage de cerveaux de consommateurs dociles.
Une des caractéristiques des deux mois de l’été scolaire est que chacun peut avoir l’impression qu’il est le seul à travailler et que tous les autres sont en partis en vacances. Même si les français n’ont pas trop à se plaindre du nombre de jours de congés dont ils bénéficient – merci à Martine Aubry et à ses RTT – heureusement que certains bossent quand d’autres sont à la plage, à la montagne ou à la campagne. Cette impression de vide est bien sûr toute relative, mais dès qu’il manque quelques uns le silence se fait bien plus sentir. Pour mon propre environnement les mois de juillet-aout sont particulièrement visibles car nous avons nos bureaux au milieu d’un environnement scolaire avec à proximité une école d’ingénieurs, un lycée départemental, une école de commerce, un IUT, une école d’infirmières et d’un centre de formation des compagnons du devoir. Du coup quand tout ce petit monde, quelques milliers d’étudiants, disparait provisoirement les choses sont bien visibles. Plus de bruit, plus d’animation, un grand calme. Cela se rssessent aussi à l’échelle de la ville. Autant d’étudiants influence beaucoup la vie troyenne qui du coup tourne pendant cette période un peu plus qu’ailleurs au ralenti. Cet environnement vide fini par me donner un peu plus que d’habitude le blues de la vie en province, loin de mon secteur d’origine ou se trouve ma famille et la plupart de mes amis proches. Pas de quoi perdre pied pour autant et puis de toute façon tout cela reviendra dans l’ordre à la rentrée avec le retour du monde, des embouteillages urbains, des enfants qui courent partout, etc.