Bon, les grands médias et pire, les médias spécialisés, nous expliquent ça d’une façon un peu trop technique et quasi incompréhensible pour le gars de la rue. Il est temps faire plus simple et plus concis. Voici donc, en quelques grandes lignes, la chronologie de la crise financière qui ébranle le monde :

Fin 2001, le gouvernement américain décide que la tragédie humaine du 11 septembre ne fichera pas un coup complémentaire à son économie, déjà touchée par l’éclatement de la bulle high-tech de fin 2000. Alan Greenspan, le grand argentier de l’économie américaine, patron de la FED (la banque centrale américaine), décide de baisser les taux d’intérêts pour soutenir la consommation.

Les américain, grands consommateurs devant l’éternel jouent le jeu et dépensent sans compter.

Des petits malins, les organismes de crédit, leur tombent dessus pour leur proposer des crédits immobiliers imbattables mais à taux variables.

Ces mêmes préteurs, en fait des courtiers, revendent ces prêts à des organismes bancaires plus importants qui vont transformer ces créances en titres bancaires vendus et échangés sur les marchés financiers.

Les prêts immobiliers touchent maintenant les petites gens, que l’on appelle plus communément les pauvres. Ils achètent des logements ou font faire des travaux dans ceux qu’ils ont déjà. Les prix montent encore.

Dans l’immobilier, comme dans d’autres secteurs, une surchauffe finie toujours par une correction nécessaire, symbolisé par la décision de remonter des taux d’intérêt pour essayer notamment de ralentir la flambée du prix des matières premières. Les prix commencent à fléchir rapidement alors que les taux montent ce qui pénalise ceux qui ont emprunté à taux variables, beaucoup d’entre eux finissent par ne plus pouvoir payer, ils sont expulsés de leur domicile.

Les emprunteurs ne pouvant plus rembourser, les organismes financiers détenteurs de leurs crédits doivent faire une croix sur leur valeur. Certains font faillite.

Pas de chance, ces prêts transformés en titres boursiers ont été acheté par la plupart des banques du monde et ayant été mélangés à d’autre types de titres, certaines ne savent même pas si elles en possèdent.

Fin 2007, début 2008 les banques à travers le monde qui en sont détentrices comptabilisent enfin ces titres sans valeurs dans leurs bilans.

Début septembre 2008, l’ampleur du désastre est enfin mesurée. De grands organismes financiers américains font faillite.

En parallèle les banques du monde entier gèlent leurs activités, ne se prêtant plus entre-elles.

Fin septembre le gouvernement américain décide de provisionner 700 milliards de $ pour payer les créances en cours.

A cause de certaines filiales et opérations internationales, des banques européennes sont touchées au Royaume Unis, Pays-Bas, Belgique, Allemagne et France. Les états interviennent avec de l’argent frais pour tenter de les sauver.

Des prédateurs, les banques qui se sont un peu plus protégées, commencent à bondir pour se payer à bon compte certains de leurs concurrents en déroute.

Malgré ce qui est fait par les états, les bourses continuent à baisser.

Voilà pour toute l’histoire en mode rapide.

Et maintenant ?

Cette crise au départ spéculative et financière va forcement avoir un impact sur l’économie mondiale. La consommation va un peu se ralentir pendant quelques mois, histoire que tout le monde reprennent son souffle. Mais les choses finiront par aller mieux, le monde en a besoin et tous les gouvernements du monde entier trouveront des solutions pour que les choses reprennent leur cours, jusqu’à la prochaine crise. Avec l’internationalisation de l’économie, aucun pays du monde ne peut se soustraire aux soucis économique et financiers des ses voisins et il faut faire avec.

Note : que ceux qui seraient un peu plus experts que moi (plutôt facile) sur ce sujet n’hésitent à utiliser les commentaires de ce billet pour apporter les compléments ou les corrections nécessaires sur ce que j’ai pu résumer ici.