En ces temps difficiles pour les financements, je retrouve quasi ubuesque le fait que l’état français va « prêter » 5 milliards d’euros à Airbus pour que celui-ci puisse prêter de son coté aux compagnies aériennes qui lui achètent des avions. Depuis pas mal de temps déjà les grandes compagnies industrielles d’équipement ont pris l’habitude d’aide leurs propres clients à financer leurs achats, agissant ainsi en intermédiaires financiers en utilisant les bonnes notes des agences de notation pour emprunter aux banques avec des bons taux. Ces activités permettent d’ailleurs d’engranger des profits complémentaires. A l’heure actuelle cela est bien moins possible car les banques font profil bas et gardent leurs sous. C’est donc l’état qui va prendre le relai. Jusqu’à là, pas trop de problèmes. Sauf quand même que l’activité aérienne va se prendre un jour ou l’autre la crise économique en pleine tête alors qu’elle à déjà eu du mal à passer le cap du pétrole hors de prix d’il y a quelques mois. Le risque est bien sûr ce que cette aide au financement finisse dans des programmes d’achats qui sont opérés par des entreprises dont le risque de faillite sera important. Des compagnies qui auront du mal à rembourser les montant engagés avec le risque au final que les avions restent sur les bras d’Airbus alors qu’ils auront été financés avec l’argent des français. Espérons quand même que j’additionne là de mauvais éléments et que ce scénario catastrophe ne puisse pas arriver.

Source : NouvelObs
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Cette fin de semaine verra une grande manifestation unitaire ayant pour mot d’ordre l’emploi et la défense du pouvoir d’achat. Sujet très classique. Il ne s’agit de là de se plaindre spécifiquement contre une mesure gouvernementale mais plutôt de dire que l’on en a marre que les choses n’aillent pas bien. Evidement, comment ne pas être d’accord. Si le fond est louable, la forme l’est moins. Honnêtement faire une journée de grève pour ca, cela sert il à quelque chose puisque tout le monde est d’accord, du simple citoyen aux forces dirigeantes de la nation ? Cela ne servira plutôt qu’à ralentir le pays une journée de plus, que ce soit les services public, les grandes entreprise et évidement les usagers des transports en commun qui vont encore se manger une journée de galère. Au moins que cela soit simplement la bonne occasion pour les représentants syndicaux des entreprises – ce qui représente déjà des dizaines de milliers de personnes – de se dégourdir les jambes pour finir d’élimer les conséquences des lourds repas des fêtes de la fin d’année 2008.
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