On s’aperçoit que l’état paye plus de bonus que ne reçoit de paiement de malus, un petit surcout non négligeable de 200 millions pour les finances du pays à mettre en comparaison des 120 millions qui vont être récupérés sur la hausse des revenus de la TVA sur l’essence vendu, l’un allant tout simplement financer l’autre. En fait, pourquoi garder le principe de bonus ? Que le consommateur puisse faire le choix d’acquérir un véhicule moins polluant en évitant de tomber sur le surcout du malus est une chose mais que l’état doit forcément le récompenser en est une autre. Pourquoi toujours donner un cadeau de félicitations à celui qui n’a en fin de compte fait qu’un geste citoyen en passant avant tout à son porte monnaie. Pourquoi ne pas simplement supprimer le bonus et peut-être même doubler le malus et investir les revenus générés pour financer les programmes déjà existants de ferroutage et autres mesures écologiques ?
C’est maintenant au tour d’UFC-Que choisir de dénoncer les pratiques anticoncurrentielles d'Orange sur le déploiement de la fibre optique. Que reproche-t-on à la filiale internet de France Telecom ? D’avoir tout simplement plus de moyens que ses concurrents, Free et Neuf Cegetel. Plus de moyens, plus de salariés pour déployer les boitiers de raccordement dans les immeubles des grandes villes françaises. France Telecom aura de toute façon toujours des ennuis sur son métier d’opérateur internet. Mais ce qui était logique pour le RTC et l’ADSL, avec l’utilisation des lignes téléphonique historiques déjà installées et rentabilisées, l’est beaucoup moins pour la fibre optique, technologie qui part de quasi 0. Mais reste que les différents acteurs ne sont bien sûr pas sur un pied d’égalité dans les moyens qui peuvent engager sur ce déploiement très couteux. Mais peut-on vraiment reprocher à France Telecom d’avoir simplement les moyens de ses ambitions ? Il y a quelques mois Free avait mis le doigt sur cet avantage de moyens de FT. Cela est bien compréhensible vu que Free est probablement le groupe qui dispose de moins de moyens pour jouer un rôle national sur la fibre optique, ce qui n’est pas le cas de Neuf Cegetel, adosser à un grand groupe riche à milliards, Vivendi. La situation idéale que défendent Free et UFC Que Choisir est que France Telecom fasse seul les investissements nécessaires et qu’ensuite les autres opérateurs lui louent l’usage des lignes installées, le tout sous le contrôle de l’ARCEP. Vouloir jouer dans la cours des grands nécessite de moyens. Ceux qui n’en sont pas fournis doivent passer leur chemin. Si Free ou Neuf Cegetel ne sont pas capables de suivre Orange alors de grands acteurs mondiaux des télécoms se feront un plaisir de venir dépenser quelques milliards en France pour prendre leur place.
Le groupe PPR s’est décidé à se séparer des magasins Surcouf, acquis en 2000. Comme beaucoup, j’ai été un client de Surcouf de la première heure. Au début au rez-de-chaussée d’un immeuble parisien, avec très vite une jonction, creusée dans le béton, avec le rez-de-chaussée de l’immeuble voisin. Quelques centaines de m² qui se sont transformés en milliers lorsque le premier magasin a migré avenue Daumesnil, dans le 12ième arrondissement, avant que 4 autres s’ouvrent par la suite, à Paris et en province. A ses débuts Surcouf était une révolution dans le monde informatique, nous nous souvenons tous de l’énorme catalogue qui était pour les geeks une lecture bien plus saine que les œuvres des auteurs classiques. Enfin une grande surface spécialisée. Le boum de l’ordinateur personnel aidant, des dizaines de magasins tenus par des asiatiques se sont ouverts dans la rue Montgallet toute proche, avant d’envahir complètement ce quartier situé à proximité de la gare de Lyon. Avec le temps Surcouf a été déserté par fans la première heure, ceux-ci privilégiant les petites boutiques du quartier, au choix et aux prix bien plus intéressants. Puis vint l’arrivée de centaines de cybermarchands spécialisés. Avec le temps, 15 ans déjà, Surcouf est devenu banal, on y trouve pas plus de choses qu’ailleurs et à des prix pas plus intéressants. Trop concentré sur ses magasins, Surcouf a raté le virage du web, circuit de vente incontournable sur le lequel ils sont un nain. PPR n’a jamais réussi à faire de Surcouf une pépite, un acteur de référence d’un secteur très dynamique. Pas sûr que les repreneurs soient faciles à trouver.
Warren Buffet, le fondateur du fond d’investissement Berkshire Hathaway, et deuxième fortune mondiale derrière Bill Gates – et grand ami de celui-ci - est aussi un homme de bonnes formules. Le Journal du Net Economie nous propose quelques-unes de ses citations. Mes préférées :

« C'est quand la mer se retire qu'on voit ceux qui se baignent nus. »

« À la Bourse, il y a deux règles fondamentales à respecter. La première est de ne pas perdre, la seconde est de ne jamais oublier la première. « Notre but est de découvrir des compagnies extraordinaires à des prix ordinaires et non des compagnies ordinaires à des prix extraordinaires. »

« Dans le monde des affaires, le miroir arrière est hélas toujours plus clair que le pare-brise. »

« Si jamais vous vous retrouvez dans un bateau qui coule, l'énergie pour changer de bateau est plus productive que l'énergie pour colmater les trous. » « Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n’avons jamais été aussi prospères. C’est une guerre de classes, et c’est ma classe qui est en train de gagner »

« Si vous ne connaissez pas les bijoux, connaissez le bijoutier »

« Achetez seulement des choses que vous serez parfaitement heureux de posséder si le marché s'effondre pendant 10 ans. »

« Quand on est dans un trou, la pire chose à faire est de continuer de creuser. »

« Les bons jockeys obtiennent des résultats sur les bons chevaux, mais aucun sur les canassons. »

« Dans la nouvelle théorie de gestion de portefeuille, il y a beaucoup de petites lettres grecques et toutes sortes de choses qui vous font croire que vous êtes en avance. Mais il n'y a pas de valeur ajoutée. »

« Je veux pouvoir expliquer mes erreurs. C'est pourquoi je ne fais que des choses que je comprends. »

« Les prévisions vous en disent beaucoup sur ceux qui les font, elles ne vous disent rien sur l'avenir. »

« Quelqu'un s'assoit à l'ombre aujourd'hui parce que quelqu'un d'autre a planté un arbre il y a longtemps. »

Ces citations expliquent bien la façon de procéder de Warrent Buffet : toujours savoir que vous faites et toujours maîtriser la portée de son action même si cela ne maximise pas les gains à court terme.
Entre le 29/11, date de sortie et le 31/12, Orange aurait vendu 70 000 iPhone. D’après Orange, ce chiffre est pilepoil dans les prévisions qui étaient de 50 000 à 100 000 ventes. En cherchant un peu, je n’ai pas retrouvé la trace de cette fourchette, seul le chiffre de 100 000 donné par Didier Lombard apparait. Par contre, le chiffre de 50 000 que l’on peut trouver correspond au nombre d’internautes qui avaient laissé leur adresse email sur le site iphone.orange.fr avant sa sortie. On savait déjà qu’il s’était vendu 30 000 iPhone la première semaine, 40 000 de plus sur les 4 semaines restantes, ca ne fait pas bien lourd alors que la période de buzz battait son plein. A noter que du coté de la concurrence, LG a écoulé en France 100 000 Viewty, le modèle actuellement le plus proche du bijou d’Apple sur le marché. Pour avoir croisé sur ma route quelques boutiques Orange ces dernières semaines, il est significatif de voir que très peu d’entre-elles mettent en avant l’iPhone et que la plupart n’ont même pas d’exemplaire en présentation. Orange semblait donc déjà se douter que l’engin était quand même un bidule de luxe, pas accessible à toutes les bourses. Une petite chose que nous ne saurons aussi jamais, c’est combien d’iPhone, sur les 70 000, ont-ils été acquis par les employés d’Orange ou de France Telecom qui ont probablement du avoir une bonne ristourne sur les tarifs. Probablement quelques milliers d’iPhone écoulé par ce canal, histoire de gonfler un chiffre global en fin de compte pas si bon que cela.
Le NASQAD, la bourse américaine des valeurs technologies vient de lancer un nouvel indice dédié aux entreprises purement internet, le NASDAQ Internet Index. Cela fait environ 13 ans qu’il existe de vrais valeurs internet, il y a donc fallu attendre un paquet d’années après les Yahoo, eBay et même Google pour voir apparaître un indice boursier de référence de ce secteur d’activité. Le NASDAQ ne fait probablement pas là les choses au hasard. Le moment est quand même bien choisi. Toutes les bourses du monde ont entamé une chute persistante suite aux soucis des subprimes du secteur immobilier US, la hausse du pétrole et le cours du dollar face aux autres monnaies. Au final les hausses de Google ou de Yahoo sont noyées dans la masse, mélangées au niveau des valeurs technologiques avec des éditeurs de logiciels ou des fabricants des matériels. A noter que le NASDAQ incorpore aussi des valeurs un peu moins glamours tels que des banques, des sociétés de distribution ou de transport et d’autres acteurs industriels. Toutes ces valeurs répondent à des considérations un peu plus terre à terre alors que les valeurs internet ont des valorisations qui sont souvent en dehors de tout critères logiques.

L’annonce officielle du NASDAQ
Voici encore un billet d’un citoyen lambda qui donne simplement son avis (ça c’est pour ceux qui se diraient « pour qui se prend t-il celui-là ? »).

Voici des conseils pour ceux qui voudraient augmenter leur pouvoir d’achat :
  • Résilier les abonnements de téléphonie mobile ; tous ceux du foyer, femme et enfants (et chien, chat, canari ?) compris.
  • Résilier son abonnement CANAL+ ou Canalsat/TPS ; les matchs de foot, c’est naze.
  • Prendre un abonnent internet moins cher. A 14€/mois on a déjà tout ce qu’il faut.
  • Ne pas prendre sa voiture pour aller chercher le pain à 300m le week-end. Marcher c’est bon pour la santé.
  • Ne pas envoyer des SMS (mais bon, si vous avez respecté le premier point, vous n’êtes plus concernés) pour sélectionner votre candidat pendant les émissions de TV réalité.
  • Moins acheter de CD et DVD. Les radios et les chaines de TV gratuites vous offrent la même chose pour pas un rond.
C’est en fin de compte très bête de faire gaffe à son pouvoir d’achat ou en tout cas de le réserver à des choses plus terre à terre que les tentations inutiles de la société de consommation d’aujourd’hui. Parce que si vous trouvez que votre pouvoir d’achat était meilleur il y a encore 10 ans, vous verrez que tout ce je viens de lister plus haut ne vous concernait pas puisque la plupart de ces nouveaux besoins n’existaient pas. Maintenant, profiter de ce qui existe est bien naturel. Sauf qu’il faut bien se rendre compte que certains peuvent tout s’offrir alors que d’autres doivent sélectionner en fonction de leur revenus. Personnellement je me contente des chaines de TV et radios gratuites, mon abonnement de téléphonie mobile est sans options particulières, à 29€ (tant que je n’ai pas d’iPhone), et j’ai du envoyer 50 SMS en 10 ans. Pour autant je n’ai pas l’impression d’être à la marge de la société de consommation.
Ca y est, c’est officiel, le communiqué de presse d’Orange est tombé. « Orange proposera Le modèle 8Go de l'iPhone, compatible PC et Mac, au prix de 399EUR TTC pour toute souscription à un des forfaits de la gamme dédiée. ». Ne reste plus qu’à savoir ce qu’ils entendent dans « Un des forfaits de la gamme dédiée ». Pas sûr que cela prenne la forme d’un forfait illimité data plus 3 à 4 heures de communications pour environ 50 euros, selon moi un forfait idéal pour l’usage correct et sans contrainte de l’appareil. Il va encore falloir attendre quelques jours pour en savoir plus.

Le communiqué presse d'Apple
Le communiqué presse d'Orange
Nokia a vendu un million de mobiles par jour au deuxième trimestre ! Evidement la comparaison avec la sortie il y a quelques semaines de l’iPhone d’Apple était toute trouvée. Apple pense vendre 800 000 mobiles au dernier trimestre 2007 alors que le leader finlandais en écoulera probablement pas loin de 100 millions. Tout le monde n’a bien sûr pas besoin d’un mobile high-tech au look totalement fashion. Il est vrai aussi qu’à près de 500$ le modèle de base avec son abonnement à 59$, cela n’est pas non plus à la portée de toutes les bourses. Il semblerait que les choses se précisent pour une disponibilité du mobile d’Apple en France pour le quatrième trimestre, avec une offre chez Orange. Pas d’info au niveau du tarif, mais l’habitude veut que les prix en dollars traversent l’atlantique pour simplement changer de devise avec à la clé quelques pourcentage de marge supplémentaire pour la firme à la pomme.
Il y a un an je commentais dans une note la réussite du plan social d’IBM qui avait vu plus de candidats au départ que de postes à supprimer. Cette semaine le magazine Challenges revient sur le plan social d’HP France, lancé il y un an. A l’époque l’opinion publique et les leaders politiques s’étaient insurgés contre les licenciements du groupe américain qui avait reçu par ailleurs des aides publiques à l’implantation. Bilan un an après, comme pour IBM, les salariés HP se sont eux trouvé être de bons élèves en étant plus nombreux à vouloir être mis dehors que les prévisions de postes supprimés. Les primes de départ versées ont été entre 25 000 et 250 000 euros, portées à 400 000 euros pour les salariés de plus de 50 ans, ce qui donne une moyenne de 100 000 euros par personne. En complément, la direction, dans son aide au reclassement des salariés, à commencé à verse 15 000 euros à 222 projets de créations d’entreprises. Et comme les salariés du secteur informatique ont rarement des problèmes pour se recasser, 70% des 989 partants volontaires ont retrouvé un emploi. Les licenciés du honteux plan social du méchant représentant de l’impérialisme américain peuvent remercier leurs représentants syndicaux d’avoir mis leur histoire à la une des médias, ils n’ont pas eux à s’en plaindre.
Mon constat est toujours le même qu’il y a un an. Les salariés ne sont pas tous logés à la même enseigne. Trop d’entre eux se retrouvent à poil quand leur boite ferme ou rencontre des difficultés. Il est certain que chacun est face à son destin et doit bien sûr tout faire pour s’en sortir dans les meilleures conditions. Les licenciements boursiers sont souvent utilisés par nos chers politiciens comme exemples des dérapages du capitalisme. C’est oublier que les entreprises qui y ont recours acceptent leurs responsabilités et mettent tout en œuvre pour que cela se fasse dans le respect des individus. Ces pratiques continuerons parce qu’elles contribuent à créer des entreprises plus fortes, plus solides pour assurer leurs positions face à l’agressivité de leurs concurrents, souvent venus d’Asie. Les licenciements n’ont pas bonne presse et produisent souvent des situations sociales difficiles. Mais ils resteront dans notre paysage économique car ils sont tout autant la preuve de son dynamisme mais aussi de son relatif déclin. D’un coté des entreprises qui vont bien veulent aller encore mieux. De l’autre des entreprises confrontées à des situations trop concurrentielles et ne réussissent pas à remonter à pente. Interdire les licenciements comme on l’entend chez certain leaders politiques est simplement une preuve de leur incompréhension d’un monde qui a évolué sans eux. Bien sûr je n’excuse pas les entreprises qui licencient alors qu’elles pourraient faire autrement. Mais chaque situation est différentes et doit être traitée en prenant en compte tous les paramètres. Tout n’est pas blanc ou noir, la vie utilise toute la palette des couleurs.

Pour revenir sur ma référence aux licenciements des salariés de LU par le groupe Danone dans ma note d’aout 2005, ceux-ci ont eux aussi reçu une moyenne de 100 000 euros par salarié licencié. Comme quoi l’opinion publique, qui était resté sur des larmes de désespoir, arrive bien à se cacher quelques vérités. Cela doit certainement un peu rassurer de voir qu’il y a plus misérable que soi.
Le numéro de septembre du magazine Management propose un dossier titré « Se mettre à son compte ». On y trouve des profils d’entrepreneurs qui se sont lancés dans l’aventure. Comment ils ont profités de leurs expériences passées, comment ils ont réussi à concilier vie de famille et entreprise, etc. En profil de choc et qui fait aussi la une de magazine on trouve celui de Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur de Priceminister, une des plus belles réussites française du eCommerce. Bref du bon. En se laissant accrocher le titre, on part confiant en se disant que dans notre pays ces choses là sont possibles, en se laissant aller on peut même se trouver gonfler à bloc et se dire que l’on pourrait soi-même tenter l’aventure si on le voulait. Et bien non, les choses ne sont pas faciles, bien au contraire. Pourquoi ? Et bien sans grands moyens, sans relations, mieux vaut avoir beaucoup, vraiment beaucoup de courage et de chance. Je lis Management depuis déjà un bon moment et les profils d’entrepreneurs que l’on y trouve sont toujours les mêmes. Souvent moins de 35 ans, sinon la réussite ne serait pas aussi flagrante, presque toujours sortis d’HEC assorti d’un MBA, passé aux US ou au Royaume-Uni avec une ou plusieurs expériences réussies dans des grands groupes internationaux, voir mieux, dans des banques. Et cerise sur le gâteau, peut-être même dans la famille des gens bien placés, voir illustres. Prenons Pierre Kosciusko-Morizet, le modèle pris dans le dossier de ce mois-ci. 29 ans, fils du maire de Sèvre (92), frère d’une députée de l’Essonne (92), petit fils d’un ancien résistant qui a été ambassadeur français aux Etats-Unis et à l’ONU, et bien sûr diplômé d’HEC. Fondateur de Priceminister à 25 ans après avoir été un jeune manageur aux US d’une équipe de 60 personnes dans une banque en ligne américaine. Parcours banal avec antécédent familiaux puisque papa est aussi un ami de Jean-René Fourtou, le boss de Vivendi. Vous voulez vous-même devenir un Pierre Kosciusko-Morizet, à la réussite si éclatante et servir de modèles à tous les autres entrepreneurs ? Vous avez une belle famille ? Des amis fortunés ? Non ? Et bien ça va être dur, très dur. On parle souvent du rêve américain, comment les gars de là-bas croient que chacun peut réussir en grand et devenir un Warren Buffet, un Steve Job ou un Georges Lucas. Fonder des boites comme Microsoft, Google ou eBay. Partir de pas grand-chose et aller très loin. Je pense que cela peut aussi arriver en France, que des petits gars malins avec peu de moyens mais beaucoup d’envie et de travail peuvent arriver à ces niveaux là. Mais arrêtons d’agiter les exemples de ceux qui ont eu dès le départ les bonnes cartes en main. Sans leur enlever tout le travail qu’ils fournissent, ils ne sont pas de bons modèles. Ceux là existent bien, il faut simplement que les journalistes qui traitent ce genre de sujets aillent plus loin les chercher, en province, dans les quartiers populaires. On n’y trouvera peut être pas des entreprises aux chiffres d’affaires se comptant en centaines de millions d’euros mais des choses plus réalistes permettant à chacun de se dire que si ils y sont arrivés d’autres le peuvent aussi.
45% des CNE « cassés » en cours de route le sont de l’initiative des salariés. Grosso-modo une partie très significative de ceux qui recherchent et trouvent avec difficulté un job n’ont pas vraiment envie de le garder. Je suis d’accord sur le fait que beaucoup de métiers ne sont pas faciles à supporter, que ce soit du fait de la pénibilité ou des horaires de travail. Mais de là à tout refuser, de ne pas faire les concessions nécessaires et au final préférer rester chez-soi, ce n’est pas raisonnable et je suis triste de voir proliférer ces comportements. Ce n’est pas avec une mentalité comme celle-là qu’on arrivera à lutter efficacement contre le chômage puisqu’il semble qu’une partie de ceux qui sont dans cette situation cherchent le job parfait, sympa, proche du domicile et aux horaires agréables. Et bien ceux-là peuvent chercher longtemps cet eldorado puisque celui-ci se gagne avec l’enthousiasme et le courage en se retroussant les manches. Tout ne tombe pas tout cuit, ça se saurait.
Dans la jungle des changements d’employeur des animateurs TV de ces dernières semaines, je suis tombé dans l’Express sur la chose suivante : Benjamin Castaldi, qui touchait une rémunération de 750 000 euros par an sur M6, rejoint TF1 pour près de 1 500 000 euros pour an de dur labeur. Son épouse, la très agréable Flavie Flamant et déjà sur TF1 depuis quelques années, émargerait quand à elle à 1 000 000 euros par an. Je suis assez ouvert d’esprit sur le niveau de rémunération de ce que l’on appelle des stars. Mais avec des sommes de cet ordre on est proche de la déraison. Reporté aux heures effectives d’antenne, environ 2h30 par semaine, ces rémunération sont bien plus qu’indécentes. Bien que leur temps de travail effectif inclue aussi la préparation des émissions, toute fois aidée par une équipe d’assistants en tout genre, il ne faut pas quand même pousser. Quelques années d’études à science po et/ou de journalisme, associé à un pédigrée familial reconnu et appuyé par une belle gueule permet aujourd’hui grâce au star-système d’accéder à des revenus immoraux. Mon indulgence originelle sur cette glorifications des individus et de l’argent qui y est associé commence à ce fendre et je crois que nous tombons de plus en plus dans l’absurdité en y mettant de moins de moins de limites. Le système finira certainement par exploser et à ce moment là je n’aurai aucune compassion à donner à ceux qui en auront trop profité.
Idée pondue par Alain Lamassoure, député européen et ancien ministre, qui répond aux questions de 01Net. Y’en a marre de tout vouloir taxer pour compenser les égarements budgétaires de la France ou de l’Europe. Faire le lien avec la gabelle du moyen âge est grandiose.
A partir du 1er juin Wanadoo deviendra Orange. Rien de bien transcendant pour l’instant, simplement un changement de nom en attendant peut être plus tard des réelles offres couplées internet-téléphonie mobile. Je suis fidèle à Wanadoo depuis 1998 et je n’en ai jamais eu à me plaindre. Les abonnements et services sont certes plus chers que ceux de la concurrence qui est apparue ces dernières années mais la qualité de service a un prix que je suis près à payer.
Voici donc une excellente nouvelle. Nous avons finalisé la semaine dernière une levée de fond qui nous permettra de renforcer et d’amplifier notre succès en France, en Europe, aux US et dans le reste du monde. Mais comme se sont toujours les autres qui en parlent le mieux, je vous encourage à lire ces quelques billets :

Chez Freddy : AgendiZe lève 1.5M d'Euros. (belle) histoire en marche...
Chez Pascal : Levée de fonds : premier tour de 1,5 ME pour AgendiZe - Aelios Finance conseil de la société
Sur Neteco : AgendiZe lève 1.5 millions d'euros
Suez et GDF fusionneront donc. Les deux entreprises se rassemblent pour former un nouveau géant de l’énergie et pour protéger la première de certains appétits, notamment transalpins. J’aime bien voir nos entreprises se positionner pour devenir des leaders internationaux. J’aime bien mieux le voir entre entreprises françaises que voir nos beaux fleurons passer sous d’autres drapeaux, mais j’aime bien l’idée que cela puisse se passer d’une intervention politique comme c’est le cas ici puisque GDF reste une entreprise contrôlée à 80% par l’état français. Concernant cette fusion, la CGT se dit déjà hostile au deal. On ne pouvait pas en attendre moins de ceux qui ne comprennent décidément rien aux enjeux économiques d’aujourd’hui.
Le secteur de la restauration aura-t-il sa TVA à 5,5% ? Ce n’est pas encore gagné. Honnêtement je suis septique sur le fait que cette mesure puisse apporter des solutions qu’elle promet sur le papier. Le secteur de la restauration n’est pas un secteur en crise majeure. Au contraire, celui-ci est plutôt dynamique en ayant un déficit positif sur l’emploi en n’arrivant pas à recruter suffisamment pour combler ses besoins. Cette baisse de la TVA promet donc des augmentations de salaire dans la profession pour rendre ces emplois plus attractifs. On nous promet aussi une baisse relative des prix, ce qui a vraiment très peu de chance d’arriver, pour motiver les consommateurs à se payer un bon gueuleton un peu plus souvent. Selon des chiffres donnés par l’Union des métiers et des Industries de l’hôtellerie, cette mesure devrait créer 40 000 emplois en 18 mois et 120 000 sur 2 à 3 ans. Le « cadeau fiscal » de la TVA à 5,5% aura un cout de manque à gagner annuel de 3 à 5 milliards d’euros pour l’état. En compilant grossièrement ces chiffres, on obtient donc une « subvention d’état » de 25000 à 41000 euros ((3 milliards, 5 milliards) / 120000) par emploi créé et par an ! Comme tout le monde le sait, l’argent ne pousse pas sur les arbres. Ces 3 à 5 milliards manquants, il faudra bien les récupérer sur autre chose. Par sûr que les nouvelles rentrées liées aux nouvelles charges salariales et patronales issues de ces emplois potentiellement créés suffiront à combler le déficit sur un budget qui n’assure plus l’avenir de la France. Dans ces chiffres, la seule certitude est le manque à gagner fiscal qui lui sera automatique ; la création des emplois promis le sera beaucoup moins. Moi, je ne demande qu’à avoir confiance dans les restaurateurs pour qu’ils puissent tenir leurs promesses d’embauches. Pour en être un plus sûr, je souhaite que ces promesses tiennent lieu d’un engagement précis qui, s’il n’est pas respecté d’ici une échéance fixée précisément, par exemple 3 ans pour 120 000 emplois nouveaux créés, annulera la mesure fiscale mise en place.
On parle depuis longtemps du dynamisme économique et industriel chinois. Ces derniers jours la Chine vient de signer l’achat de 150 Airbus pour près de 9 milliards d’euros. Très bien. Revers de la médaille, cela s’accompagne d’un transfert de compétences et de technologies ce qui signifie qu’une partie, au moins l’assemblage, des appareils sera construite localement, avec des ingénieurs locaux. Ces pratiques ne sont pas nouvelles, le système a été utilisé ces vingt dernières années pour la construction automobile, l’informatique, la construction de centrales nucléaires et certainement pour plein d’autre types de produits majeurs dans d’autres secteurs. Conséquences : on annonce l’arrivée pour bientôt de voitures chinoises dans nos contrées, la production du matériel informatique est trustée par des compagnies du pays et demain les entreprises chinoises viendront peut-être nous proposer leurs trains à grande vitesse ou encore mieux leurs centrales bon marché. Personnellement, je suis pour le libéralisme économique et ce que l’on appelle la mondialisation mais nous n’irons pas nous plaindre ensuite de voir un jour notre balance commerciale avec la Chine pencher dans le mauvais sens. En comparaison on peut noter que Boeing refuse pour l’instant, et le gouvernement américain y est certainement pour quelque chose, d’accepter le chantage des transferts de compétences et de technologies pour signer des contrats avec la Chine. Bêtement si Airbus avait imposé la même contrainte au gouvernement chinois celui-ci aurait bien du choisir, un peu plus objectivement, entre l’un des deux avionneurs internationaux à moins de s’offrir la technologie hors d’âge des vieux coucous russes. Cela donne au moins une indication sur la stratégie politico-économique internationale de l’Europe. Elle semble quasi-inexistante et fonctionne uniquement à court terme.

Raisonnement tout bête : si le gouvernement chinois n’avait pas imposé que son pays prenne part à la construction de ces futurs Airbus, ceux-ci auraient directement volés vers leur client une fois finis, ne restant plus qu’à les peinturlurer aux couleurs de la compagnie d’aviation nationale. Mais pas de chance, il faudra les acheminer là-bas par petits bouts, ce qui va certainement coûter une fortune en frais de transport. Airbus serait-elle une compagnie dirigée par des énarques (je sais, ce n’est pas bien de se moquer…) ? Peut-être pas, mais il y en a assez dans notre gouvernement pour penser qu’ils ont certainement fait pression sur cette très performante entreprise européenne pour accepter le deal chinois à n’importe quelles conditions.
La Poste, une de nos belles entreprises publiques, a présenté hier son nouveau logo :

La Poste


L’ancien logo datait de plus de vingt ans et la prochaine arrivée début janvier de l'entreprise dans le cercle des établissements bancaires valait bien une nouvelle identité. Moi ce nouveau logo je le trouve sympa, bien dans l’air du temps. Et vous, qu’en pensez-vous ?