Le secteur de la restauration aura-t-il sa TVA à 5,5% ? Ce n’est pas encore gagné. Honnêtement je suis septique sur le fait que cette mesure puisse apporter des solutions qu’elle promet sur le papier. Le secteur de la restauration n’est pas un secteur en crise majeure. Au contraire, celui-ci est plutôt dynamique en ayant un déficit positif sur l’emploi en n’arrivant pas à recruter suffisamment pour combler ses besoins. Cette baisse de la TVA promet donc des augmentations de salaire dans la profession pour rendre ces emplois plus attractifs. On nous promet aussi une baisse relative des prix, ce qui a vraiment très peu de chance d’arriver, pour motiver les consommateurs à se payer un bon gueuleton un peu plus souvent. Selon des chiffres donnés par l’Union des métiers et des Industries de l’hôtellerie, cette mesure devrait créer 40 000 emplois en 18 mois et 120 000 sur 2 à 3 ans. Le « cadeau fiscal » de la TVA à 5,5% aura un cout de manque à gagner annuel de 3 à 5 milliards d’euros pour l’état. En compilant grossièrement ces chiffres, on obtient donc une « subvention d’état » de 25000 à 41000 euros ((3 milliards, 5 milliards) / 120000) par emploi créé et par an ! Comme tout le monde le sait, l’argent ne pousse pas sur les arbres. Ces 3 à 5 milliards manquants, il faudra bien les récupérer sur autre chose. Par sûr que les nouvelles rentrées liées aux nouvelles charges salariales et patronales issues de ces emplois potentiellement créés suffiront à combler le déficit sur un budget qui n’assure plus l’avenir de la France. Dans ces chiffres, la seule certitude est le manque à gagner fiscal qui lui sera automatique ; la création des emplois promis le sera beaucoup moins. Moi, je ne demande qu’à avoir confiance dans les restaurateurs pour qu’ils puissent tenir leurs promesses d’embauches. Pour en être un plus sûr, je souhaite que ces promesses tiennent lieu d’un engagement précis qui, s’il n’est pas respecté d’ici une échéance fixée précisément, par exemple 3 ans pour 120 000 emplois nouveaux créés, annulera la mesure fiscale mise en place.
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On parle depuis longtemps du dynamisme économique et industriel chinois. Ces derniers jours la Chine vient de signer l’achat de 150 Airbus pour près de 9 milliards d’euros. Très bien. Revers de la médaille, cela s’accompagne d’un transfert de compétences et de technologies ce qui signifie qu’une partie, au moins l’assemblage, des appareils sera construite localement, avec des ingénieurs locaux. Ces pratiques ne sont pas nouvelles, le système a été utilisé ces vingt dernières années pour la construction automobile, l’informatique, la construction de centrales nucléaires et certainement pour plein d’autre types de produits majeurs dans d’autres secteurs. Conséquences : on annonce l’arrivée pour bientôt de voitures chinoises dans nos contrées, la production du matériel informatique est trustée par des compagnies du pays et demain les entreprises chinoises viendront peut-être nous proposer leurs trains à grande vitesse ou encore mieux leurs centrales bon marché. Personnellement, je suis pour le libéralisme économique et ce que l’on appelle la mondialisation mais nous n’irons pas nous plaindre ensuite de voir un jour notre balance commerciale avec la Chine pencher dans le mauvais sens. En comparaison on peut noter que Boeing refuse pour l’instant, et le gouvernement américain y est certainement pour quelque chose, d’accepter le chantage des transferts de compétences et de technologies pour signer des contrats avec la Chine. Bêtement si Airbus avait imposé la même contrainte au gouvernement chinois celui-ci aurait bien du choisir, un peu plus objectivement, entre l’un des deux avionneurs internationaux à moins de s’offrir la technologie hors d’âge des vieux coucous russes. Cela donne au moins une indication sur la stratégie politico-économique internationale de l’Europe. Elle semble quasi-inexistante et fonctionne uniquement à court terme.

Raisonnement tout bête : si le gouvernement chinois n’avait pas imposé que son pays prenne part à la construction de ces futurs Airbus, ceux-ci auraient directement volés vers leur client une fois finis, ne restant plus qu’à les peinturlurer aux couleurs de la compagnie d’aviation nationale. Mais pas de chance, il faudra les acheminer là-bas par petits bouts, ce qui va certainement coûter une fortune en frais de transport. Airbus serait-elle une compagnie dirigée par des énarques (je sais, ce n’est pas bien de se moquer…) ? Peut-être pas, mais il y en a assez dans notre gouvernement pour penser qu’ils ont certainement fait pression sur cette très performante entreprise européenne pour accepter le deal chinois à n’importe quelles conditions.
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La Poste, une de nos belles entreprises publiques, a présenté hier son nouveau logo :

La Poste


L’ancien logo datait de plus de vingt ans et la prochaine arrivée début janvier de l'entreprise dans le cercle des établissements bancaires valait bien une nouvelle identité. Moi ce nouveau logo je le trouve sympa, bien dans l’air du temps. Et vous, qu’en pensez-vous ?
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Le conseil de concurrence a tranché et inflige une amende de 534 millions d’euros aux opérateurs mobiles nationaux pour entente sur leur activité commerciale. Sur le fond du sujet je pense qu’il n’est pas nécessaire d’imaginer quelque chose de fabuleusement organisé du type Yalta de la téléphonie mobile pour que les forces commerciales et marketing des 3 opérateurs incriminés prennent conscience, chacune de leur coté, qu’il n’était pas de leur intérêt de se faire une guerre ouverte trop virulente pour laquelle ils auraient laissé quelques plumes et s’y seraient peut-être affaiblis au risque de voir entrer sur leur territoire des opérateurs étrangers. Par contre, sur la forme financière de l’amende, je m’amuse de constater que l’argent ira tout simplement dans les poches de l’état alors que celui-ci a tout simplement favoriser la chose par sa passivité à mettre des gardes fous pour éviter ce genre de pratiques. En gros, le consommateur a surpayé des services mobiles auprès d’opérateurs qui, s’ils perdent en appel, reverseront une partie de ce surcoût à l’état. Cela ressemble bien à une certaine forme impôt nouveau sur ces entreprises et leurs clients, non ? Et puis, comme au final le consommateur ne verra jamais la couleur de cet argent, L’UFC - Que Choisir encourage les 30 millions de français lésés de s’unir pour organiser une action collective pour attaquer de leur coté les opérateurs et récupérer leur du. Honnêtement je trouve cela sans aucun intérêt. Les tarifs des abonnements et SMS étaient trop chers pendant la période concernée (à noter qu’ils le sont aujourd’hui encore) ? Et bien je pense que la possession et l’usage d’un téléphone portable n’est pas une obligation ni un droit mais un simple luxe malgré tout accessible à beaucoup de monde. Lorsque je trouve quelque chose trop cher pour l’usage que j’en aurai je m’abstiens de l’acquérir. Je ne vais pas me plaindre après coup d’avoir été contraint ou abusé par des sociétés qui n’ont fait que leur métier si on prend en compte que des formes d’ententes amicales entre entreprises faisant le même métier existent et sont monnaie courante dans tous les secteurs d’activités. Que l’état commence déjà à corriger ces pratiques plutôt que d’y voir une simple opportunité de trouver des financements nouveaux pour sa mauvaise gestion du pays.
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