Le MUNCI propose une étude instructive sur l’état du marché de l’emploi dans le secteur informatique. Malgré l’embellie constatée (rien que ces dernières semaines, 2100 recrutements annoncés par Steria et 400 par Teamlog), les choses sont à prendre avec certaines précautions. Si certains profils sont très recherchés, il n’en va pas de même pour tous. Mieux vaut donc être un informaticien parisien de niveau bac +4/5 qu’un simple informaticien de formation bac +2 dans le Poitou. Mais tout ça n’est pas bien nouveau. D’ailleurs peut-on vraiment être un informaticien avec un simple bac +2 ? Beaucoup d’entreprises du secteur qui recrutent semblent en douter. Personnellement je pense qu’une compétence professionnelle ne s’acquière pas sur les bancs douillets de l’école, qu’elle soit d’ingénieurs renommée ou non, mais après une expérience sur le terrain. Seules priment les capacités nécessaires au travail demandé pour satisfaire aux besoins de l’entreprise et de ses clients et cela n’est aucunement lié à la durée de la formation théorique reçue.