Je remercie vivement Julien de m’avoir envoyé une invitation pour participer à l’un des grands évènements de la high-tech française de cette année. Cet après midi j’étais donc présent à la conférence « Les éditeurs de logiciels en France : enjeux et perspectives de développement » organisée par CEGID, Dassault Système et Microsoft. En guest star, Bill Gates himself, rien de moins ! Sans oublier François Loos, ministre délégué à l’industrie, Jean-Michel Aula, fondateur et président de CEGID, Bernard Charlès, président directeur général de Dassault systèmes, Gillel Khan, président directeur général de l’INRIA, Jamal Labed, fondateur et président de Staff & Line et Eric Archambeau, associé chez Wellington Partners. Devant le constat qu’entreprendre et se développer dans le secteur du logiciel n’est pas quelque chose de facile en France, Bill est toujours aussi optimiste sur le potentiel qui s’ouvre à ceux qui sauront surmonter les obstacles. Message aux entrepreneurs français : pensez simple, pensez grand, just do it. En plus de ma petite personne, cet événement a rassemblé tout ce que la France compte comme acteurs du secteur technologique informatique : entrepreneurs, VC, journalistes, évangélistes, leveurs de fonds, bref la fine fleur du monde entrepreneurial. Parmi tout ce petit monde, j’y ai aperçu quelques blogueurs, tel que Pascal, Jean-Michel, Julien (Le Kelbook est commandé, j’ai hâte de le lire), Rodrigo, Freddy, Mihai, Michel. Mon seul regret, ne pas avoir pris l’initiative de me présenter à tout ce beau monde. Manque d’occasions, un peu de timidité, ça sera pour une prochaine fois.
Un petit mot quand même sur Bill Gates. J’ai vu dieu, le dieu vivant des informaticiens, l’homme le plus riche du monde. A 20 mètres de distance, j’ai presque pu le toucher. Quelle chance d’avoir pu l’écouter, en chair et en os. Même si je n’ai pas tout bien compris ce qu’il a pu dire dans sa langue maternelle, ce fut un moment de bonheur.
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Une étude récente confirme ce que nous savions déjà depuis bien longtemps, nous autres utilisateurs d’informatique, que l’industrie du logiciel est l’un des secteurs on l’on trouve le plus de produits contrefaits et/ou pirates. A noter que l’on mélange là dedans les véritables escrocs qui revendent des copies pressées par leur soin et le brave citoyen qui a installé sur son poste le logiciel acheté par le pote du pote de son pote. Dans les éditeurs de logiciels spoliés, il y en a qui ne manquent pas d’humour. Ainsi Adobe dit tranquillement que si le nombre d’utilisateurs malhonnêtes baissait de 10% au Royaume-Unis, cela permettrait de créer 40 000 emplois ! Pour ma part, je pense plutôt que cela permettait surtout de faire rentrer encore plus de cash dans des entreprises déjà très, très rentables. 40 000 informaticiens de plus chez les éditeurs de logiciels ? Pour quoi faire ? Ajouter des fonctionnalités dans des logiciels qui en on déjà trop et qui sont utilisés à 2% de leurs capacités ? Avec l’industrie pétrolière, l’industrie du logiciel est une des plus rentables au monde. Beaucoup de grands éditeurs, ceux concerné par ce piratage massif, y font de très, très confortables marges, à la limite de l’indécence. Ces messieurs ne sont pas contents ? Qu’ils commencent d’abord à baiser sensiblement le prix de leurs produits pour permette à un plus grand nombre utilisateurs de passer dans la légalité. Une suite bureautique ou logiciel de retouche d’images à plusieurs centaines d’euros n’est pas à la portée de tout le monde. Cette industrie a encore un peu de chemin à faire pour s’adapter au grand public, cible qu’elle n’avait pas trop pas l’habitude de côtoyer dans le passé. Sinon il ne faudra pas que ses leaders, très majoritairement américains, s’étonnent de se faire tailler des croupières par les éditeurs venus d’Asie ou des par des alternatives issues du monde de logiciel libre.

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J’ai suivi ce soir avec intérêt la conférence de Sun et Google qui devait préfigurer d’un probable coup de semonce dans l’industrie informatique. Une entente entre ces 2 grands acteurs du secteur ne pouvait présager qu’un truc énorme. Enfin presque. Google et Sun viennent donc d’annoncer un partenariat autour de la promotion par le premier des logiciels et services du second. On parle là de la plate-forme java, qui bien que très présente que sur les téléphone portable est toujours aussi discrète sur le desktop, ainsi que la suite bureautique open source OpenOffice.org. Bien sûr, il est facile de penser que ce travail en commun a pour but de venir piétiner les plates-bandes de Microsoft, ce n’est pas demain la veille que Steve Ballmer retrouvera son calme. Pour ma part, je pense que cette annonce est un peu légère. Il y manque quelque chose de plus grandiose, de plus ambitieux. En fait, on fini par oublier que Google est une petite boite qui, bien que très riche, n’a peut-être les reins assez solides pour se lancer à cœur perdu dans une lutte ambitieuse sur tous les fronts. Ce qui a été décidé aujourd’hui ne coutera pas beaucoup d’énergie, ni à Sun, ni à Google, mais permet en tout cas de confirmer la pression mise sur Yahoo et Microsoft. J’attends avec impatience la réponse de ces deux là, elle risque d’être sportive et intense. Wait and see …
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