Ségolène Royal a enfin annoncé officiellement sa candidature pour le poste de premier(ère) secrétaire du Parti Socialiste. Bien sûr elle ne sera pas toute seule à briguer la place. Les candidatures seront nombreuses, trop nombreuses, ce qui aura probablement pour effet de faire imploser cette veille force politique qui rassemble des différences idéologiques bien trop différentes pour vraiment rester uni et parler d’une seule voix. A défaut de se placer en véritable force d’opposition, le PS se cherche depuis bien trop longtemps et ne rempli plus efficacement son rôle sur la scène politique française. La prochaine élection présidentielle n’est que dans 4 ans, d’ici là le PS doit continuer à être présent dans le débat public et ne doit pas s’enfermer dans une optique présidentielle qui reste pour l’instant hypothétique.
Interviewé jeudi dernier dans l’excellente émission Les grandes gueules sur RMC Info :



J’ai toujours bien aimé Luc Ferry, un intello avec du bon sens, deux choses qui ont souvent manquées pour changer l’école.
On nous a eus ! On nous avait promis une rupture, nous n’avons eu rien d’autre qu’une continuation. Si rupture il y a, elle se situe dans la façon dont on nous prend pour des couillons. Notre président nous ballade, noie son action dans une communication tout azimuth, lançant quotidiennement des sujets de controverses qui sont rarement des enjeux de notre société actuelle, au moins jusqu’à maintenant. Il parait que nous avions oublié ce qu’a été la deuxième guerre mondiale. Pour y palier il nous faudra au moins mettre des détails sordides et inhumains, bien que liés au devoir obligatoire de mémoire, dans la tête de nos jeunes enfants de façon à leur confirmer si jeunes que l’on ne peut avoir qu’une confiance toute relative dans le genre humain. Ou mieux, faisons réciter le Notre Père tous les matins en début de classe et conduisons les athées au buché. Et j’ai bien peur que nous en aillons pour encore plus de quatre ans d’idioties dans le genre.

Et après ? En tant que Sarkoziste trompé, je m’inquiète déjà de ce quotidien que je n’ai pas voulu. La France a besoin de changement mais ce coup là cela me semble loupé. Et demain, dans quatre ans, à la prochaine échéance présidentielle ? Aurons nous du sang neuf ? J’en doute. Nous avons aujourd’hui que des Sarkozistes à demi-convaincus, des Chiraquiens sans motivation, des Mitterrandiens et de Jospinistes demandant encore pardon, des Ségolènistes cherchant la bonne boussole pour trouver leur voie, des Bayrouistes esseulés et écœurés et des extrémistes antidémocrates. Qui plus est que des têtes connues dont les actions passées n’ont jamais rien données de très bon. Pas de sang neuf en vu, rien de nouveau, pas de nouvelle pensé, de nouvelles idées, d’une vision d’avenir pour la France. Parce que tout simplement nous le méritons et nous en avons besoin. Que faire si ce n’est attendre cet élu qui viendra nous sauver. Battons la campagne, remuons ciel et terre pour trouver cette perle rare, ce messie.

Mais au final, la France a-t-elle besoin d’une quelconque rupture pour avancer dans le bon sens et garder une bonne place dans l’échiquier international ? J’en doute. Simplement il faut que nous soyons bien dans nos baskets et que l’action présidentielle et gouvernementale soit bien menée, sans fioritures, sans paillettes, sans électoralisme, sans populisme et sans communautarisme. Bref, faire le job en pensant à tous plutôt qu’à soit même ou à quelques-uns.
Ca chauffe pour Martinon à Neuilly sur Seine. Un nouveau personnage politique fait pour l’occasion son entrée, Jean Sarkozy, le fils de l’autre. Le petit jeune, 21 ans, se montre en tant que leader de ce petit mouvement de mise au placard accélérée de David Martinon, porte parole de la présidence, parachuté à Neuilly pour conserver la mairie dans le giron des amis de Nicolas. On peut quand même se demander ce que Jean Sarkozy fabrique là, au lieu de vaquer à ses chères études. Une nouvelle personnalité apparaît dans la famille Sarkozy, le fils, après son père, sa belle-mère et sa nouvelle belle-mère. Je vous le dit, y’en a marre. J’ai aimé le petit Nicolas qui voulait devenir notre président pour améliorer notre quotidien et nous préparer pour l’avenir. Mais là ça suffit ! La politique n’est pas du n’importe quoi. C’est de la santé et de l’avenir d’un pays qu’il s’agit. La fonction est plus importante que le job. Un peu de respect envers les citoyens de ce pays, ils n’ont pas élus un Johnny Hallyday ou un Eddy Barclay. J’en viens à regretter la discrétion et la prestance de Jacques Chirac. Heureusement que François Fillon est là pour rattraper l’image paillettes du président et des quelques ministres de pacotille qui ne le lâchent pas d’une semelle. Là, fini le bling-bling, on veut du sérieux et des résultats !
Bonne intervention de notre président ce soir. Les grands points sont résumés ici. Logiquement, les représentants des partis politiques de l’opposition et des syndicats trouvent les mesures liées au pouvoir d’achat insuffisantes. On retrouve toujours les même commentaires, les patrons sont trop riches, les entreprises ne rémunèrent pas assez leur employés, l’essence est trop cher, les prix augmentent. C’est quand même oublier que l’état ne peut pas tout. C’est à la nation, au sens large, de se bouger. Il ne s’agit pas de prendre aux uns pour donner, sans contreparties, aux autres. Essayer d’imposer des taxes sur les bénéfices à Total, c’est se mettre devant au risque de voir son siège social partir au Luxembourg ou à Londres, et ce raisonnement sera vrai avec toutes les grandes entreprises qui font beaucoup de bénéfices bien que l’on oublie trop facilement que l’état prend de toute façon 33% de ces sommes, ce qui permet de construire des hôpitaux, des logements étudiants ou des routes. A noter aussi que dans ces entreprises les salariés ont rarement à se plaindre de leurs 14 ou 15ième mois de revenus accompagnés de l’intéressement et de la participation. On ne peut pas non plus promettre que l’agent coulera à flot dans la poche des français si ceux-ci ne se retroussent pas les manches pour que cela arrive. Que voulez vous, le travailler plus pour gagner plus, moi j’y crois. Je le pratique depuis 9 ans et je n’ai pas eu à m’en plaindre. C’est sûr, bosser plus c’est dur, c’est fatiguant, mais ca rapporte toujours. Bien sûr aussi, travailler plus n’est pas possible partout, tout dépend de la santé des entreprises, de leur croissance. Mais là où cela n’est pas possible on ne peut qu’encourager les travailleurs motivés de se prendre par la main, de changer d’entreprise, ou mieux, de devenir leur propre patron, en créant leur propre entreprise ou en reprenant la suite d’un patron qui part à la retraite. Et que personne ne se dise que cela est impossible, il existe assez d’arrangements possibles pour que cela ne coûte pas bien cher. L’augmentation du prix du pétrole et des autres matières premières est de toute façon inéluctable. La France est un pays rempli de forces vives qui ne demandent qu’à se retrousser les manches. Et tant pis si certains sont trop fatalistes et ne font pas les efforts nécessaires. Ils seront pris dans le tourbillon de la croissance et ne s’en plaindront pas. Simplement il faut que ceux-là reconnaissent qu’ils ont choisir de subir et de se laisser porter et laissent les autres agir. Ce n’est pas parce que certains ont relâchés leurs forces qu’il faut qu’ils pénalisent les autres. Bien sûr ceux qui pensaient que le gouvernent allait régaler tout le monde et sortir le carnet de chèques sont déçus. Il est normal d’encourager d’abord ceux qui font des efforts, les autres attendront d’être touchés par les conséquences. Malheureusement je suis assez pessimiste. Une minorité y croira, fera les efforts nécessaires et ceux qui essayeront seront récompensés. Mais ils seront trop peu nombreux. Que voulez vous faire dans un pays ou l’espoir d’une part très significative des étudiants est de devenir fonctionnaire. Pas par vocation de se mettre au service des autres mais tout simplement parce qu’ils pensent qu’ils y seront au chaud, protégés des aléas des conjonctures économiques. Les idiots, ils ne savent pas que le même dans la fonction publiques les choses ont bien changées, le boulot y est aussi dur qu’ailleurs et tout aussi stressant.
Pendant de Rachida Dati accompagne Nicolas Sarkozy en Chine, Rama Yade vaque à ses occupations. Pour le coup Rama fait parti du ministère des affaires étrangère dans la spécialité des droits de l’homme. On comprend bien pourquoi elle a été mise à l’écart, il ne faut pas fâcher le gouvernement chinois, ça empêche de vendre des centrales nucléaire, des avions ou des usines de traitement des eaux. Mais alors pourquoi Rachida va-t-elle bien perdre son temps à participer à un voyage diplomatique qui ne la concerne pas ? Encore que parler du droit et de la justice en Chine ne serait pas un mal, ceux là ont des progrès à faire dans le domaine. Je me demande quand même si Rachida n’a pas quelque chose de mieux à faire au niveau de son propre ministère, très actif en ce moment avec son chantier de réorganisation de la justice locale. Je comprendre bien qu’il est plus intéressant pour soi-même de voyager gratis à l’autre bout du monde et de rencontrer des gens sympas qui font plein de cadeaux que passer du temps à expliquer des gens en robe qu’ils ont tords de faire des grèves de la fin pour sauver des bidules qui sont pas assez efficaces et productifs pour les couts de fonctionnement qu’ils représentent. Déçu de voir que les responsables politiques changent mais que la façon encore un peu trop paillettes de faire de la politique reste. Au pire si un ministre peut perdre son temps sur des choses qui ne le concernent pas alors peut-être qui celui-ci n’est pas si utile que cela et que la république peut s’en passer, ça fera des économies.
Nicolas Sarkozy sera le prochain président de notre république. J’ai fait par des cette majorité des français qui ont choisi le candidat du changement, celui du renouveau de la France, de la France qui croit en son avenir et qui se retroussera les manches pour que nous puissions tous ensemble être plus forts, et qu’ensemble tout sera possible.
24 heures après le premier tour de cette élection Ségolène Royal fait un appel du pied officiel à François Bayrou, pour qu’ils puissent tout deux voir quelques sont les projets qu’ils partagent pour le France. C’est un peu gonflé. Tout l’appareil du PS s’est mobilisé ces dernières semaines pour présenter le candidat malheureux de l’UDF comme étant un pur produit de droite, un peu sécessionniste, mais de droite quand même. Il est tout d’un coup devenu un partenaire fréquentable, peut-être même un ami de la famille. Il faut oser. A-t-on la même volonté de rapprochement du coté de l'équipe de Nicolas Sarkozy ? Bien-sûr. Mais cela semble naturel, l’UDF et l’UMP sont depuis bien longtemps des partis frère, les membres de l’un ayant participés avec l’ancien RPR à la création de l’UMP, sans compter les ministres réciproques dans divers gouvernements depuis 1974. Par étonnant donc d’avoir vu aujourd’hui un certains nombre de députés qui ont rejoins la campagne de Nicolas Sarkozy. Mais tout ce petit monde semble peut-être avoir oublié que les électeurs n’appartiennent pas au candidat pour qui ils ont voté, surtout au premier tour d’une élection présidentielle. C’est en leur conscience propre qu’ils feront leur choix du deuxième tour, pas en suivant aveuglément la consigne du candidat perdant qu’ils ont, par péché d’optimiste ou par dépit, choisi.
Vote matinal pour moi en ce beau dimanche de printemps, à 8h20, mon premier à Troyes. Pas beaucoup de chemin à faire, mon bureau de vote est à 200m de mon domicile. Bureau de vote dans un petit gymnase, ambiance assez austère. Mon devoir de citoyen est fait pour aujourd’hui, en espérant que le candidat que j’ai choisi pour se qualifier pour le second tour et gagner le titre convoité. J’adore cette ambiance électorale, avec l’incertitude avant les résultats et les empoignades télévisées dans la soirée quand chaque responsable politique ou ses lieutenants vient expliquer les raisons de sa victoire ou justifier sa défaite.
Les affiches électorales officielles pour la présidentielle de cette années sont maintenant visibles devant tous les bureaux de votes. 12 candidats, 12 tronches et 12 slogans de campagne. Chacun y va de son sourire pas trop démonstratif, mais quand même visible. Tous sauf un candidat, plutôt une candidate. Je ne sais pas qui à fait le choix de l’affiche au PS, mais il ne faudrait pas hésiter à le mettre au placard, celui-là ne veut pas que sa candidate gagne. Pour pondre une affiche comme celle-là, il faut quand même chercher la baffe :



Un sourire absent, du noir et blanc et du rouge vif. Prenons un électeur lambda, qui n’aurait pas encore fait son choix le 22 avril avant de se rendre à son bureau de vote. Cet électeur arrive à sur place et regarde toutes les affiches pour y chercher le regard sympathique de celui ou celle qui lui inspira confiance. Son regard se porte sur celle de Ségolène. Et là il prend peur. Il y voit un regard presque sévère qui manque d’envie. Beaucoup d’électeurs n’ont pas une idée précise du choix qu’ils doivent faire et chez certains le choix ne portera sur aucune considération rationnelle pour l’enjeu. Ségolène n’a jamais donnée une image complètement amicale, joviale et enthousiaste. L’élection présidentielle est la rencontre d’un homme ou d’une femme avec la nation qu’il ou elle va diriger. Les français doivent être séduis par le candidat qu’ils vont choisir, pas en avoir peur.

Mise à jour du 15/04. Les affiches officielles de tous les candidats :

Alain Krivine : "La LCR, c'est le vote utile !". Non ! Voter pour la Besancenot, De Villiers, Laguiller, Schivardi, Bové ou Nihous c’est forcément voter inutile. Aucun d’entre eux n’a des chances de gagner ni même de faire partie d’un gouvernement. Au mieux ils représentent un paquet cadeau d’idées complètement anachroniques, voir absurdes et farfelues. Du coup le vote contestataire est représenté par Le Pen, qui est encore plus dangereux que les extrémistes de gauche. Il faut bien sûr aussi compter avec Buffet et Voynet qui présentent des idées qui ne sont pas toutes à jeter et gardent une petite chance mais sans grande conviction de pouvoir placer un des leurs à un possible gouvernement de gauche. La majorité des ces candidats nous expliquent que le France va dans le mur, qu’il faut tout casser, tout révolutionner pour la remettre dans la bonne direction. Le fait même qu’ils puissent être chacun candidat donne des billes à cette thèse. Mais en étant si visibles, même pour quelques semaines, ils laissent croient aux français que leurs idées peuvent être un début de solution pour l’avenir de notre pays. Un début de quelque chose, certes, mais plutôt celui de la fin de notre économie et de nos libertés.
C’est Ségolène Royal qui le souhaite. En substance : Le haut débit est un droit pour tous, subventionnons ceux qui n’ont pas les moyens de se le payer. C’est quand même ne pas prendre en compte que la France est l’un des pays du monde ou l’accès au réseau est le moins cher, avec des tarifs planché à moins de 20 euros par mois, moins cher que n’importe quel abonnement de téléphonie mobile, sans compter que cet abonnement là peut être partager entre plusieurs utilisateurs simultanés. Le problème est ailleurs. D’abord tous les français ne sont pas sur le même pied d’égalité. Le haut débit n’est pas présent partout. Il faut évidement aussi prendre en compte que tous les foyers français ne disposent pas tous d’un ordinateurs, principalement pour des raisons économiques, voir culturelles ou sociales. Si nous voulons faire de chaque citoyen un internaute en puissance, commençons déjà par sensibiliser chacun à l’intérêt de l’internet. Lançons ensuite un plan d’informatisation massif pris en charge par une agence publique qui ferait en sorte de permettre la location à très bon marché d’un terminal internet comme nous avons su le faire il y a 25 ans avec le minitel. Et là, enfin, cette même agence pourrait revendre les accès haut débit de France Telecom sans aucune marge si ce n’est ses frais de fonctionnement. Un prix qui serait probablement aux environs d’une dizaine d’euros, accessible à chaque foyer quelque soit ses revenus, l’équivalent de deux paquets de cigarettes. Avec le cout de l’abonnement du terminal internet + celui de l’accès au réseau, on ne tirerait pas beaucoup plus loin que 25 euros, donc presque rien mais qui devrait être payé par tous car tout service doit avoir un cout visible pour son consommateur. En rapprochant cela avec l’accès numérique aux diverses institutions publiques (impôts, sécu, ASSEDIC, etc.), qui serait accessible à un plus grand nombre de citoyens, cela permettrait de faire quelques économies de fonctionnement par lesquelles le budget l’état pourrait rapidement y trouver son compte en y gagnant de l’argent qui pourra être réinvesti ailleurs.
Très intéressant document vu hier soir sur M6 sur Staline, son totalitarisme et ses 20 millions de morts. Son prédécesseur à la tête du pays avait essayé sans réel succès de mettre en œuvre les thèses communistes. Staline en s’appropriant l’héritage du maitre a été encore un peu plus loin en tombant dans le travers du despotisme barbare et sanglant. Arlette et Olivier se revendiquent héritiers et porteurs des valeurs qui ont apportées à l’humanité les Mao, Fidel et Staline. Ce n’est pas glorieux, des dizaines de millions de personnes ont été assassinées pour prouver que le modèle communiste plutôt que d’apporter la solution idéale apporte l’annihilation et le danger pour les peuples qui vivent sous son jouc. Alors oui, pour moi Arlette Laguiller n’est pas la gentille baroudeuse de la politique et Olivier Besancenot n’est pas le sympathique facteur courageux. Ils sont dangereux pour la démocratie, dangereux pour les français.
Elle est stripteaseuse, artiste, et elle est candidate à l’élection présidentielle de cette année pour le parti du plaisir. Cindy’Lee cherche ses 500 signature pour faire entendre son projet d’amour pour tous. Encore plus de 450 signatures d’élus à trouver, ce n’est pas gagné. Cindy’Lee participant à des débats, ca aurait quand même de la gueule à coté des trop sérieuses Ségolène, Marie-George et Dominique.
Ségolène Royal annonce une nouvelle organisation de sa campagne. Le désordre juste ? Non, juste du désordre. Quelque soit le candidat(e) que l’on soutient, on souhaite autant le voir gagner par les idées qu’il véhicule que par sa capacité à former un équipe soudée et efficace pour les mettre en œuvre. Pour l’instant le PS semble être le seul parti qui n’arrive pas à s’organiser correctement et à présenter une force un peu près unie pour cheminer jusqu’à la victoire. Mais bon, cela ne va pas leur être facile de bien rassembler et d’obtenir l’arrivée du soutient des grandes figures du parti, souvent d’anciens ministres, alors que leur candidate a promis de ne pas en nommer un seul dans le gouvernement qu’elle pourrait être amenée à constituer par l’intermédiaire de son premier ministre. Pas sûr qu’ils trouvent leur intérêt à se relever les manches et à faire corps s’il n’y a rien à obtenir à la fin.
Un petit nouveau, votons.info, qui propose des outils pour comparer les programmes des candidats à la présidentielle 2007.

Payez-en vous une bonne tranche avec le programme de la LCR : 30 heures de travail hebdo, interdiction des heures supplémentaires, salaire maximal à 4500€, suppression de la TVA. Le tout payé par bénéfices des entreprises du CAC40 (les fameux 100 milliards). Le plus beau pour la fin : annulation du remboursement de la dette.
TNS-Sofres propose un site très complet pour suivre la campagne présidentielle 2007. Programmes, baromètres, interviews, vidéos, historiques de campagnes présidentielles précédentes.


Travailler plus pour gagner plus. Bêtement, c’est que qui fonctionne dans beaucoup de pays dans le monde, ceux là qui ont un croissance significative. J’applique à moi même ce mot d’ordre depuis que je suis rentré dans la vie active et je n’ai pas eu à m’en plaindre, tout au contraire. Bien sur cela nécessite de faire des efforts, de ne pas se laisser aller. Gagner plus c’est pouvoir acheter plus. Pour acheter plus, il faut produire plus. Produire plus demande plus d’énergie, de faire de nouveaux recrutements et de payer plus ceux qui sont déjà là. Et ce cercle vertueux créer la croissance qu’il nous manque, la croissance créant à son tour de nouveaux emplois. Certains croient que nous avons une quantité de travail disponible et qu’elle a atteint ses limites et qu’il faut donc la partager entre tous. Ils se trompent. Les 35h l’on montré. Les 4 heures de temps perdu ont été rattrapées en productivité, ce qui permet d'ailleurs au travailleur français d’être très bien classé au niveau international pour sa productivité, mais qui n’a pas du tout permis de créer le nombre d’emplois attendu. Notre destin n’est pas une fatalité. Les forces vives sont nombreuses et prêtent à se lancer ; il ne faut pas les brider car elles permettront de créer un effet d’entrainement qui va soulever des montagnes et redonner de l’optimiste à tous.
Marie-George Buffet ce soir chez Ruquier : « […] dans les entreprises du CAC40 qui font 100 milliards de profit ». Balancer un chiffre comme celui-là montre une totale méconnaissance des choses. Ca fait choc, mais ca ne correspond à rien. Bien sur, aucun groupe du CAC40 ne fait autant de profit et seulement deux ou trois groupes arrivent à ce montant mais en capitalisation boursière. Alors oui peut-être, en comptant les recettes 2006 de Total en francs et non en euros, on arrive à un chiffre assez proche de 100 milliards. Je conseille donc à Marie-Georges de se mettre un peu au gout du jour. Depuis 2002, c’est en euros qu’il faut compter et non plus en francs. Nous aurions peut être du faire comme beaucoup d’autres pays dans le monde et laisser nos communistes dans le siècle dernier. Le 21ième siècle n’est définitivement pas fait pour eux, leur date de consommation est dépassée.
Les idées de ce gars là me donnent l’envie de vomir, mais il ne faut oublier personne. Olivier Besancenot à lui aussi son site de campagne, besancenot2007.org. Surtout ne pas y passer trop de temps, ca n’en vaut pas la peine.

Dit par le sieur sur France2 ce soir, « je suis pour une allocation de 700 euros par mois pour tous les jeunes de 18 à 25 ans en étude ou la recherche d’un emploi ». Au moins avec ça l’état donnera un bon gros coup de pousse à l’industrie des loisirs, des médias, des télécommunications et des fabricants de tabac. Un joli cadeau pour les multinationales qui sont dernière. Si l’état doit faire plus pour sa jeunesse, ce n’est pas en faisant des chèques cadeau, mais plutot en faisant une refonte du système éducatif pour l’adapter aux contraintes et besoins du 21ième siècle. Il y a aussi le « je suis contre l’économique de marché ». Et le crédit pour son appart, ne l’a pas t-il eu grâce au pur produit du capitalisme, le système bancaire ? Ne pas trop dévorer la main qui nous nourrit, sinon on fini par perdre toute crédibilité.