Le Parti Socialiste a présenté la semaine dernière un contre plan de relance de l’économie française. Bien sûr un plan qui ne risque pas grand-chose, en tout cas pas un échec, puisque bêtement le Parti Socialiste n’est pas aux commandes de la politique français (heu, quelqu’un leur a t-il dit depuis 7 ans ?). Pas de nouveauté sur la façon de penser puisque ce plan de 50 milliards d’euros (!) se centre uniquement sur la relance de la consommation notamment avec une baisse d’un point de la TVA et un « cadeau » de 500 euros donnés aux bénéficiaires de la prime pour l’emploi et des minimas sociaux. On ajoute à cela la création massive d’emplois subventionnés, le gel de réduction d’effectifs dans les services publics et l’allongement de la durée d’indemnisation du chômage. Bref c’est du grand classique, du déjà vu, du déjà tenté et qui n’a pas abouti à grand-chose. Un plan dans le genre ne relance pas l’économie, cela donne uniquement un peu d’air court terme à ceux qui sont dans la difficulté. Non pas que cela soit inutile, il faut bien sûr d’abord penser à ceux qui sont les plus touchés, mais cela ne relancera en rien l’économie du pays. Une relance, c’est quelque chose qui doit penser à l’avenir, et qui ne doit pas être un simple un patch pour assister le quotient. Si je regarde mon nombril, suis-je intérressé par la baisse de la TVA ? Oui mais 1% ce n’est pas grand-chose. Si je consomme pour 1000 euros par mois, j’y gagne 10 euros, presque rien donc. Pour le reste je ne suis pas aux minimas sociaux et j’ai déjà un boulot, comme la grande majorité des français. Aux dernières nouvelles les français mangent à peu près à leur faim. Faire un cheque de 500 euros relancera peut être un bout de consommation mais probablement sur des produits manufacturés qui ne sont pas fabriqué en France, les entreprises françaises n’y gagneront pas grand-chose et cela ne va pas aider notre balance commerciale. Bref ce n’est pas avec des mesures comme celle là que nous mettrons la France sur de meilleurs rails.

Source: L'Express
Je ne vais pas lâcher là un secret mais je n’aime pas Ségolène Royal. Cela n’a rien à avoir avec le coté politique même si le Parti Socialiste n’est pas vraiment ma tasse de thé. Pour Mlle Royal, c’est physique, quasi viscéral, elle m’insupporte. Cette tête à se foutre de la gueule du monde, cette façon de s’exprimer toujours à la limite de l’exposition dans une légère condescendante permanente. Je n’ai pas eu trop peur pour l’élection présidentielle, je me doutais bien que les français ne pouvaient pas faire ce mauvais choix là. Ségolène Royal en tant que représentante de notre chère France, je vous laisse imaginer que cela aurait pu donné dans le traitement de la crise économique ou dans les relations internationales avec nos voisins européens, russes ou du Moyen-Orient. Avec son one-man-show de septembre dernier elle s’était déjà donné un rôle d’amuseur public, un peu éloigné de la posture nécessaire au leader politique. Mais là avec sa déclaration de lundi, revendiquant que Barack Obama s’était inspiré de sa campagne de 2007 pour animer celle qui l’a mené à devenir le 44ième président américain, elle à fait très, très fort. C’est simple, elle a maintenant perdue tout le peu de crédibilité qui lui restait. Elle semble faire sa petite popote dans son coin, ne s’interdisant aucune bêtise. Même Jean-Pierre Raffarin, avec ses Raffarinades n’aurait pas fait mieux. Mais encore faudrait-il assumer. Car aujourd’hui la dame déclare : « Après une conférence de presse centrée sur le moment historique que nous vivions, moment auquel je participe au milieu du peuple américain, en toute humilité et sans protocole, c'est à une question amicalement provocatrice d'un des journalistes que j'ai répondu de façon humoristique ! » (source Nouvel Obs).
Elle a perdu une bataille mais ce n’est pas ce qui va la laisser abattue. Elle est parti pour 2012 mais c’est en fait très loin d’être un scoop, elle ne montrait pas autre chose lorsqu’elle arrangeait la foule le soir de sa défaite à l’élection présidentielle. Mais pour obtenir la légitimité qui lui a fait déjà défaut à l’intérieur de sa famille politique en 2007 il aurait quand même fallu gagner le poste de premier secrétaire du Parti Socialiste. Pas sur que Martine Aubry fera une bonne candidate d’ici là mais elle aura au moins une tribune médiatique accessible alors que Ségolène Royale devra faire le pied de grue auprès des médias pour être entendue.
Le Parti Socialiste n'est peut-être plus un grand parti politique, il vient de perdre avec brio un peu de son crédit comme force politique unie et capable d’apporter des réponses aux français. Tout pays a besoin de plusieurs forces politiques importantes capables de s’opposer pour offrir un choix d’alternance. Depuis des années le PS se cherche, il est resté dans la défaite de 2002 et ne s’est jamais vraiment relevé depuis. Il faut que le PS en face le deuil et retrouve un peu de sa grandeur. Après une claque importante un parti politique doit se renouveler, ce qui n’est malheureusement pas souvent le cas. Mais faute d’avoir trouvé un sang neuf le PS s’est enfermé dans ses dogmes qui sont sans arrêt sujets à de débats internes sans fin. De part ses origines le PS est une agglutination de courants de pensés parfois opposés qui se sont réunis sans cesser de s’opposer. Pour créer l’unité nécessaire à la victoire politique il faut un leader, un seul, capable de fédérer les forces. Cet avantage est possédé par un grand nombre de partis politiques français mais semble faire défaut au PS. Même Les Verts y arrivent mieux, même dans la douleur. Dans l’histoire politique française récente certaines personnalités n’ont d’ailleurs pas hésité à quitter leur parti d’origine pour créer leur propre parti politique. Cette solution n’est peut-être pas la meilleur mais quand on ne se reconnait plus dans quelque chose, c’est ce qu’il y a de plus courageux à faire.

Avec le fiasco de cette élection de son premier secrétaire, le PS a perdu une bonne part de son crédit vis-à-vis des français. Que peuvent-ils penser de cette tragédie ? Des gens qui sont sensés défendre les mêmes idées s’opposent dans des querelles de clochés pour savoir qui le plus beau, le plus aimé, qui a le plus « d’amis ». Voila une bonne dose de nombrilisme et médiocrité donnée aux français. Ceux qui cherchent une autre voie au Sarkozisme ne peuvent que prendre peur en voyant ce désastre. Mais quelle pourrait la voie d’échappement ? Choisir l’extrême gauche et le nouveau parti anticapitalisme d’Olivier Besancenot ? Des gens complètement hors du temps et du monde actuel en attente du grand soir, quand le chaos dictera ses règles ? Parce qu’une force d’opposition démocratique qui n’existe plus donne de toute façon plus de poids aux partis extrémistes dangereux pour la stabilité de toute démocratie. Le Parti Socialiste a fait une grosse chute mais il doit se relever très vite, il y va de la santé politique de notre cher pays.


Alors, oui, Pourquoi pas ? Hein ? Pourquoi ne pourrais-je pas avoir cette ambition alors que l’on fait l’éloge de nos amis d’outre-Atlantique qui ont su élire Barack Obama ? Un gars pas forcément parti avec les bonnes cartes mais qui a su augmenter la puissance de son jeu au fil du temps. Bon ok, je ne suis pas issu d’une minorité. Je suis d’origine Européenne et issu de la classe moyenne. Mais justement, ce qui sera encore plus difficile pour un Youssef, un Mamadou ou un Zhao devrait être plus simple pour ceux qui n’ont pas sur le papier d’handicapes de départ mais si ces handicaps sont perçus ainsi que par des esprits étriqués et un peu arriérés dans le monde vivant et moderne dans lequel nous vivons maintenant. Sauf que les choses ne sont pas si simples. Je n’ai pas fait Science-Po, encore moins l’ENA, même pas des études de droit pour sauver ça. Je n’ai pas non plus d’appui politique dans mon entourage proche, ma famille, mes amis ou les amis et de mes amis. Pas d’appartenance à une famille de pairs de France ou de personnages illustres, pas même de notables provinciaux. Et pire, je ne suis pas prêt à vendre mon âme à des groupes d’influence ou à renier mes convictions à la demande du premier venu. Alors là je vois bien que les choses sont mal barrées. Les différentes clés citées plus haut et que je n’ai donc pas sont nécessaires et possédées par 99% de la classe politique française d’importance, ceux qui peuvent prétendre à de grands destins, qu’elle soit de droite ou de gauche. Il n’y a que du coté des extrêmes que l’on peut trouver autre choses mais ceux-ci ne jouent, et heureusement pour notre pays, qu’un rôle d’épouvantail de la scène politique. Car le modèle Obama est très éloigné ce que nous pouvons autoriser ici, les français y seront encore longtemps réfractaires. Car Barack Obama est le digne successeur de nombreux présidents américains, Républicains ou Démocrates, qui n’avaient pas non plus toutes les bonnes cartes dans un pays où les choses ont toujours été possibles aux gens de bonne volonté. Non, un gars comme moi, même avec du temps à y consacrer ne pourra jamais devenir président de la république française. Car ce n’est plus l’ascenseur de la promotion social qu’il faudrait utiliser mais une fusée accouplée à un bulldozer. Au mieux il aurait fallu que je n’y prenne bien plus tôt, à l’image d’un Nicolas Sarkozy qui même armé des bonnes clés a du commencer son combat alors qu’il n’était pas encore sorti de l’adolescence. Je n’aurais que très peu de chance de devenir député ou sénateur, il n’y a qu’un regarder la composition sociaux-professionnelle des membres de ceux deux assemblées, et encore un peu moins de chance de devenir ministre, il me manque une grande école ou deux ou l’amitié personnel d’’un membre de la famille du puissant en place. Au mieux je pourrais être un élu de seconde zone, peut-être le maire d’une petite ville après y avoir été de nombreuse années un membre du conseil municipal et quelque années adjoint au maire. Mais au moins c’est à ces petits niveaux là que le boulot est plus concret, plus gratifiant, mais si on y trouve malgré tout déjà trop de populisme et favoritisme. En fait dans le monde politique français c’est en faisant partie d’une minorité, celle que l’on appelle élite de la nation, qu’il est possible d’arriver sur la plus haute marche. Il faut aussi avoir un égo surdimensionné, à la limite du cas médical. Alors tant pis, je continuerais d’être un simple citoyen, mais qui restera encore longtemps attentif à ce qu’il se passe autour de lui. Car les Sarkozy, Royal, Strauss-Kahn et toute la clique, je les ai à l’œil moi.
Compliqué oui, pour ne pas dire que c’est le bordel là-bas. Non pas que la motion de Ségolène Royal soit mauvaise, mais c’est tout simplement le fait les trois listes majeures ont fait 29%, 24,91% et 24,41%, histoire de pouvoir plus facilement conclure que les adhérents du Parti Socialiste n’ont pas réellement fait leur choix. Mais il est vrai qu’il est difficile de trouver un renouveau dans ce qu’il leur était proposé. Du coup c’est celle qui est encore sur son élan de l’élection présidentielle de 2007 qui se place en meilleur position pour prendre les rennes du Parti Socialiste au congrès de Reims du 16 novembre prochain. L’avantage est que ses supporteurs se sont eux probablement plus mobilisés que ceux qui soutiennent Martine Aubry et Bertrand Delanoë. Mais que se passera t-il lorsque Ségolène Royale sera nommée première secrétaire du Parti Socialise ? Suivra-t-elle le modèle Nicolas Sarkozy qui a su s’imposer en véritable leader de son parti politique dès fin 2004 ? Je pense qu’au PS les choses sont un peu plus compliquées, du moins depuis quelques années et que ses grands représentants sont un peu insupportés par la façon de faire de Ségolène Royale, avec le « tous derrière moi ou allez en enfer », qui se la joue complètement perso depuis quelque temps déjà. Pour 2012, puisque c’est la seule échéance électorale qui semble intéresser tout ce petit monde, le PS va avoir besoin de rassembler autant entre ses murs qu’au niveau des citoyens de ce pays. Et il y aura une bonne masse de travail pour y arriver.


Barack Obama sera-t-il le prochain président des Etats-Unis ? Sera-t-il élu mardi prochain et prendra t-il ses fonctions le 20 janvier 2009 en succédant à George W Bush, l’un des pires présidents qu’on connu les Etats-Unis ? Barack Obama est crédité dans les sondages d’une belle avance sur John McCain. Mais cela suffira t-il ? Pour l’instant les choses restent vraiment incertaines. En 2000 et 2004 les candidats démocrates étaient donnés eux aussi gagnants, on connaît la suite. En tout cas les médias français et européens eux en sont sûrs, Barack Obama sera le 56ième président des Etats-Unis. J’espère qu’ils ne se trompent pas. Les Etats-Unis, et le monde dans son ensemble, n’ont pas besoin d’avoir encore 4 ans de direction républicaine et l’heure du changement a sans doute sonnée. Reste une incertitude. Cette Amérique « profonde », en gros tous les états hors cotes Est et Ouest jouera t-elle le jeu du changement et donnant sa voix à un candidat issu des minorités ? Cette Amérique là n’est-elle pas plus proche d’un John McCain, voir pire, d’une Sarah Palin ? Pas sur que le résultat de l’élection sera aussi tranchée que le sont aujourd’hui les sondages. Par contre Barack Obama, si il est élu, fera le job de président américain et les européens mettent probablement trop d’espoir dans un changement radical, quoique que probablement nécessaire, de la vision américaine du monde. Ils vont être déçus, Barack Obama roulera pour les intérêts américains et tant pis si ceux-ci ne sont pas les mêmes que le reste des pays du monde. Alors je souhaite bonne chance à Barack Obama, que la force soit avec lui. Amen.

Et pour se divertir d’une façon un peu caricaturale, voici le spot de promotion de 30 minutes de Barack Obama diffusé sur les grands networks américains mercredi dernier :
C’est probablement un anniversaire qui sera fêté dans une grande indifférence. Le document fondateur de notre 5ième république, la constitution du 4 octobre 1958, organise les pouvoirs publics, définit leur rôle et leurs relations. Elle est le quinzième texte fondamental de la France depuis la Révolution Française. Alors que certains veulent nous coller une 6ième république, il y a assez de chose correctement définies dans celle que nous avons aujourd’hui pour vivre le monde d’aujourd’hui et préparer celui de demain. J’ai un très grand respect dans les institutions de notre beau pays et leur organisation actuelle me va très bien. Ceux qui veulent trop réformer notre façon d’avancer et de vivre ensemble sont souvent ceux qui n’acceptent pas la place qu’ils occupent. Tout remettre à plat ne changera pas grand-chose s’il cela est simplement fait pour le beau geste.
Alors que le monde financier est dans la tourmente ce qui aura un effet mécanique sur l’économie mondiale, dans laquelle les prix de certaines matières premières flambent déjà, que le chômage augmente, que le pouvoir d’achat des français se porte de plus en plus mal, et bien Ségolène Royal s’amuse avec ses amis les chanteurs. Pour son événement médiatico-mondain de samedi dernier, le rassemblement de la fraternité ,elle a sorti le grand jeu. Vêtue façon contemplateur hindou et utilisant les codes de prédicateur religieux américains, la dame de gauche a offert un one-man-show complètement décalé dans le contexte actuel, qu’il soit national, international ou tout simplement socialiste. Dans l’image, c’était Ségolène et ses disciples. Elle assume encore un peu plus de faire cavalière solitaire. Elle se met en marge des habitudes, essaye de casser l’image que l’on a en France du présentant politique. Elle se tente façon campagne américaine, dans laquelle un quasi-inconnu, Barack Obama, a utilisé la même science pour damer le pion à ceux qui se sont mis sur sa route. Mais voilà, les français ne sont pas prêts pour subir cette politique façon spectacle. Ils veulent du concret, des représentants solides capables d’en jeter sur la scène nationale et internationale. Ségolène Royale n’a aucune garantie de pendre le poste de première secrétaire du PS dans quelques jours. Elle a une solide concurrence, que ce soit Martine Aubry ou Bertrand Delanoë. Elle semble avoir dès maintenant une grande ambition pour 2012 mais la route pour l’y conduire sera bien difficile. Son plus grand obstacle sera Dominique Strauss-Kahn qui, pendant que la dame s’amuse à se mettre en scène, se grince les méninges pour trouver une solution à la crise financiero-économique. Différence de grandeur, différent de poids, différence de destin. Si Ségolène Royal continue de s’enfermer dans une logique de « moi et les autres » elle risque de finir seule avec ses quelques fidèles toujours en désir d’avenir.

Allez, on s’en fait remet petite louche, c’est jouissif :
En voici un qui se serait bien gardé d’être connu. Levi Johnston est le co-auteur de la dernière bavure républicaine en date, celle qui fera de la colistière de John McCain, Sarah Palin, une grand-mère. Levi Johnston a fricoter avec sa fille, Bristol, qui s’est du coup retrouvé enceinte. Plutôt ballot alors que sa gouverneure de l’Alaska de mère prône l’abstinence avant le mariage. Mais bon, on ne peut pas tenir complètement ses enfants en laisse et Bristol Palin ne partage peut-être pas la vision de sa mère sur les relations privilégiées entre les jeunes de son âge malgré les conséquences imprévisibles qu’elles peuvent procurer. Bref ce n’est pas le meilleur moment pour se la jouer en drame familiale version super-médiatisé avec ce genre d’enjeu politique. Sarah Palin est déjà un choix qui fait débat même chez les républicains mieux vaudrait qu’elle n’ait pas d’autres loups dans le placard pour faire payer sa position de colistière au prix fort.


Levi Johnston et Bristol Palin
John McCain, candidat républicain à la prochaine élection présidentielle américaine, a donc choisi Sarah Palin comme vice présidente si d’aventure celui-ci était élu face à Barack Obama. Attention, Sarah Palin, c’est du lourd. Conservatrice, gouverneure de l’Alaska depuis décembre 2006, farouchement hostile à l’avortement, membre du lobby des armes, favorable aux forages pétroliers dans l’Antarctique, peu d’expérience des affaires publique et encore moins au niveau international. John McCain pouvait être un peu perçu comme un républicain modéré, en faisant le choix Sarah Palin il rattrape l’électorat de l’Amérique profonde. Le choix féminin pouvait être bien vu, histoire de récupérer quelques partisans Hillary Clinton. Mais pour le coup en visant aussi lourdement du coté de son aile droite l’occasion est loupée. Nul doute que l’élection se résumera encore plus que les précédentes à un affrontement entre l’Amérique tournée vers l’avenir, portée par Obama, et celle ancrée dans ses traditions avec McCain. Le souci est que les américains ont rarement fait preuve d'un esprit d’ouverture. Il y a un gros risque que les Etats-Unis attendent encore au moins 4 ans pour voir à la tête de la nation un noir ou une femme.


Copyright : (AP Photo/Stephan Savoia)
Ségolène Royal a rencontré très brièvement le Dalaï-lama hier matin. Toute retournée par les révélations divines du chef spirituel des tibétains elle a annoncé dans la foulée qu’elle demandera dés lundi un visa pour le Tibet aux autorités chinoises pour voir sur place qu’elle est la réalité de la situation. La présidente de la région Poitou-Charentes s’intéresse enfin à la cause tibétaine il aura fallu quand même attendre la venue à ses portes du grand lama en voyage spirituel et touristique dans notre beau pays. Maintenant, croire que Pékin va lui délivrer un jour ou l’autre le précieux sésame est quand d’un grand optimisme. Sa bonne intention ne l’engage pas plus loin que le refus qui lui sera fait. Alors que Nicolas Sarkozy œuvre pour mettre fin au conflit Russo-géorgien, Ségolène Royal contrebalance cela avec une entrée dans un combat contre des moulins à vent sur lequel on peut facilement douter de son intérêt personnel, à part peut-être celui d’obtenir avec cette annonce quelque secondes dans les principaux journaux télévisés et quelque ligne dans une presse en vacances. Brave Ségolène, la route va être longue jusqu’en 2012.


Crédit : AFP
Le ministère de la justice a lancé un blog vidéo pour permettre aux citoyens internautes de suivre les déplacements et les interventions de Rachida Dati. L’idée n’est pas mauvaise, tous les ministères devraient mettre un truc du genre en place, qui pourraient être rassemblés autour d’un Gouvernement.TV. On navigue quand même là entre l’hypermédiatisation façon people et le besoin d’informer. Derrière ce genre d’initiative pleine d’intérêt on peut toujours soupçonner la volonté pour le politique concerné d'être un peu plus dans la lumière médiatique.

http://www.ministre-justice.fr

Ségolène Royal a enfin annoncé officiellement sa candidature pour le poste de premier(ère) secrétaire du Parti Socialiste. Bien sûr elle ne sera pas toute seule à briguer la place. Les candidatures seront nombreuses, trop nombreuses, ce qui aura probablement pour effet de faire imploser cette veille force politique qui rassemble des différences idéologiques bien trop différentes pour vraiment rester uni et parler d’une seule voix. A défaut de se placer en véritable force d’opposition, le PS se cherche depuis bien trop longtemps et ne rempli plus efficacement son rôle sur la scène politique française. La prochaine élection présidentielle n’est que dans 4 ans, d’ici là le PS doit continuer à être présent dans le débat public et ne doit pas s’enfermer dans une optique présidentielle qui reste pour l’instant hypothétique.
Interviewé jeudi dernier dans l’excellente émission Les grandes gueules sur RMC Info :



J’ai toujours bien aimé Luc Ferry, un intello avec du bon sens, deux choses qui ont souvent manquées pour changer l’école.
On nous a eus ! On nous avait promis une rupture, nous n’avons eu rien d’autre qu’une continuation. Si rupture il y a, elle se situe dans la façon dont on nous prend pour des couillons. Notre président nous ballade, noie son action dans une communication tout azimuth, lançant quotidiennement des sujets de controverses qui sont rarement des enjeux de notre société actuelle, au moins jusqu’à maintenant. Il parait que nous avions oublié ce qu’a été la deuxième guerre mondiale. Pour y palier il nous faudra au moins mettre des détails sordides et inhumains, bien que liés au devoir obligatoire de mémoire, dans la tête de nos jeunes enfants de façon à leur confirmer si jeunes que l’on ne peut avoir qu’une confiance toute relative dans le genre humain. Ou mieux, faisons réciter le Notre Père tous les matins en début de classe et conduisons les athées au buché. Et j’ai bien peur que nous en aillons pour encore plus de quatre ans d’idioties dans le genre.

Et après ? En tant que Sarkoziste trompé, je m’inquiète déjà de ce quotidien que je n’ai pas voulu. La France a besoin de changement mais ce coup là cela me semble loupé. Et demain, dans quatre ans, à la prochaine échéance présidentielle ? Aurons nous du sang neuf ? J’en doute. Nous avons aujourd’hui que des Sarkozistes à demi-convaincus, des Chiraquiens sans motivation, des Mitterrandiens et de Jospinistes demandant encore pardon, des Ségolènistes cherchant la bonne boussole pour trouver leur voie, des Bayrouistes esseulés et écœurés et des extrémistes antidémocrates. Qui plus est que des têtes connues dont les actions passées n’ont jamais rien données de très bon. Pas de sang neuf en vu, rien de nouveau, pas de nouvelle pensé, de nouvelles idées, d’une vision d’avenir pour la France. Parce que tout simplement nous le méritons et nous en avons besoin. Que faire si ce n’est attendre cet élu qui viendra nous sauver. Battons la campagne, remuons ciel et terre pour trouver cette perle rare, ce messie.

Mais au final, la France a-t-elle besoin d’une quelconque rupture pour avancer dans le bon sens et garder une bonne place dans l’échiquier international ? J’en doute. Simplement il faut que nous soyons bien dans nos baskets et que l’action présidentielle et gouvernementale soit bien menée, sans fioritures, sans paillettes, sans électoralisme, sans populisme et sans communautarisme. Bref, faire le job en pensant à tous plutôt qu’à soit même ou à quelques-uns.
Ca chauffe pour Martinon à Neuilly sur Seine. Un nouveau personnage politique fait pour l’occasion son entrée, Jean Sarkozy, le fils de l’autre. Le petit jeune, 21 ans, se montre en tant que leader de ce petit mouvement de mise au placard accélérée de David Martinon, porte parole de la présidence, parachuté à Neuilly pour conserver la mairie dans le giron des amis de Nicolas. On peut quand même se demander ce que Jean Sarkozy fabrique là, au lieu de vaquer à ses chères études. Une nouvelle personnalité apparaît dans la famille Sarkozy, le fils, après son père, sa belle-mère et sa nouvelle belle-mère. Je vous le dit, y’en a marre. J’ai aimé le petit Nicolas qui voulait devenir notre président pour améliorer notre quotidien et nous préparer pour l’avenir. Mais là ça suffit ! La politique n’est pas du n’importe quoi. C’est de la santé et de l’avenir d’un pays qu’il s’agit. La fonction est plus importante que le job. Un peu de respect envers les citoyens de ce pays, ils n’ont pas élus un Johnny Hallyday ou un Eddy Barclay. J’en viens à regretter la discrétion et la prestance de Jacques Chirac. Heureusement que François Fillon est là pour rattraper l’image paillettes du président et des quelques ministres de pacotille qui ne le lâchent pas d’une semelle. Là, fini le bling-bling, on veut du sérieux et des résultats !
Bonne intervention de notre président ce soir. Les grands points sont résumés ici. Logiquement, les représentants des partis politiques de l’opposition et des syndicats trouvent les mesures liées au pouvoir d’achat insuffisantes. On retrouve toujours les même commentaires, les patrons sont trop riches, les entreprises ne rémunèrent pas assez leur employés, l’essence est trop cher, les prix augmentent. C’est quand même oublier que l’état ne peut pas tout. C’est à la nation, au sens large, de se bouger. Il ne s’agit pas de prendre aux uns pour donner, sans contreparties, aux autres. Essayer d’imposer des taxes sur les bénéfices à Total, c’est se mettre devant au risque de voir son siège social partir au Luxembourg ou à Londres, et ce raisonnement sera vrai avec toutes les grandes entreprises qui font beaucoup de bénéfices bien que l’on oublie trop facilement que l’état prend de toute façon 33% de ces sommes, ce qui permet de construire des hôpitaux, des logements étudiants ou des routes. A noter aussi que dans ces entreprises les salariés ont rarement à se plaindre de leurs 14 ou 15ième mois de revenus accompagnés de l’intéressement et de la participation. On ne peut pas non plus promettre que l’agent coulera à flot dans la poche des français si ceux-ci ne se retroussent pas les manches pour que cela arrive. Que voulez vous, le travailler plus pour gagner plus, moi j’y crois. Je le pratique depuis 9 ans et je n’ai pas eu à m’en plaindre. C’est sûr, bosser plus c’est dur, c’est fatiguant, mais ca rapporte toujours. Bien sûr aussi, travailler plus n’est pas possible partout, tout dépend de la santé des entreprises, de leur croissance. Mais là où cela n’est pas possible on ne peut qu’encourager les travailleurs motivés de se prendre par la main, de changer d’entreprise, ou mieux, de devenir leur propre patron, en créant leur propre entreprise ou en reprenant la suite d’un patron qui part à la retraite. Et que personne ne se dise que cela est impossible, il existe assez d’arrangements possibles pour que cela ne coûte pas bien cher. L’augmentation du prix du pétrole et des autres matières premières est de toute façon inéluctable. La France est un pays rempli de forces vives qui ne demandent qu’à se retrousser les manches. Et tant pis si certains sont trop fatalistes et ne font pas les efforts nécessaires. Ils seront pris dans le tourbillon de la croissance et ne s’en plaindront pas. Simplement il faut que ceux-là reconnaissent qu’ils ont choisir de subir et de se laisser porter et laissent les autres agir. Ce n’est pas parce que certains ont relâchés leurs forces qu’il faut qu’ils pénalisent les autres. Bien sûr ceux qui pensaient que le gouvernent allait régaler tout le monde et sortir le carnet de chèques sont déçus. Il est normal d’encourager d’abord ceux qui font des efforts, les autres attendront d’être touchés par les conséquences. Malheureusement je suis assez pessimiste. Une minorité y croira, fera les efforts nécessaires et ceux qui essayeront seront récompensés. Mais ils seront trop peu nombreux. Que voulez vous faire dans un pays ou l’espoir d’une part très significative des étudiants est de devenir fonctionnaire. Pas par vocation de se mettre au service des autres mais tout simplement parce qu’ils pensent qu’ils y seront au chaud, protégés des aléas des conjonctures économiques. Les idiots, ils ne savent pas que le même dans la fonction publiques les choses ont bien changées, le boulot y est aussi dur qu’ailleurs et tout aussi stressant.
Pendant de Rachida Dati accompagne Nicolas Sarkozy en Chine, Rama Yade vaque à ses occupations. Pour le coup Rama fait parti du ministère des affaires étrangère dans la spécialité des droits de l’homme. On comprend bien pourquoi elle a été mise à l’écart, il ne faut pas fâcher le gouvernement chinois, ça empêche de vendre des centrales nucléaire, des avions ou des usines de traitement des eaux. Mais alors pourquoi Rachida va-t-elle bien perdre son temps à participer à un voyage diplomatique qui ne la concerne pas ? Encore que parler du droit et de la justice en Chine ne serait pas un mal, ceux là ont des progrès à faire dans le domaine. Je me demande quand même si Rachida n’a pas quelque chose de mieux à faire au niveau de son propre ministère, très actif en ce moment avec son chantier de réorganisation de la justice locale. Je comprendre bien qu’il est plus intéressant pour soi-même de voyager gratis à l’autre bout du monde et de rencontrer des gens sympas qui font plein de cadeaux que passer du temps à expliquer des gens en robe qu’ils ont tords de faire des grèves de la fin pour sauver des bidules qui sont pas assez efficaces et productifs pour les couts de fonctionnement qu’ils représentent. Déçu de voir que les responsables politiques changent mais que la façon encore un peu trop paillettes de faire de la politique reste. Au pire si un ministre peut perdre son temps sur des choses qui ne le concernent pas alors peut-être qui celui-ci n’est pas si utile que cela et que la république peut s’en passer, ça fera des économies.
Nicolas Sarkozy sera le prochain président de notre république. J’ai fait par des cette majorité des français qui ont choisi le candidat du changement, celui du renouveau de la France, de la France qui croit en son avenir et qui se retroussera les manches pour que nous puissions tous ensemble être plus forts, et qu’ensemble tout sera possible.
24 heures après le premier tour de cette élection Ségolène Royal fait un appel du pied officiel à François Bayrou, pour qu’ils puissent tout deux voir quelques sont les projets qu’ils partagent pour le France. C’est un peu gonflé. Tout l’appareil du PS s’est mobilisé ces dernières semaines pour présenter le candidat malheureux de l’UDF comme étant un pur produit de droite, un peu sécessionniste, mais de droite quand même. Il est tout d’un coup devenu un partenaire fréquentable, peut-être même un ami de la famille. Il faut oser. A-t-on la même volonté de rapprochement du coté de l'équipe de Nicolas Sarkozy ? Bien-sûr. Mais cela semble naturel, l’UDF et l’UMP sont depuis bien longtemps des partis frère, les membres de l’un ayant participés avec l’ancien RPR à la création de l’UMP, sans compter les ministres réciproques dans divers gouvernements depuis 1974. Par étonnant donc d’avoir vu aujourd’hui un certains nombre de députés qui ont rejoins la campagne de Nicolas Sarkozy. Mais tout ce petit monde semble peut-être avoir oublié que les électeurs n’appartiennent pas au candidat pour qui ils ont voté, surtout au premier tour d’une élection présidentielle. C’est en leur conscience propre qu’ils feront leur choix du deuxième tour, pas en suivant aveuglément la consigne du candidat perdant qu’ils ont, par péché d’optimiste ou par dépit, choisi.
Vote matinal pour moi en ce beau dimanche de printemps, à 8h20, mon premier à Troyes. Pas beaucoup de chemin à faire, mon bureau de vote est à 200m de mon domicile. Bureau de vote dans un petit gymnase, ambiance assez austère. Mon devoir de citoyen est fait pour aujourd’hui, en espérant que le candidat que j’ai choisi pour se qualifier pour le second tour et gagner le titre convoité. J’adore cette ambiance électorale, avec l’incertitude avant les résultats et les empoignades télévisées dans la soirée quand chaque responsable politique ou ses lieutenants vient expliquer les raisons de sa victoire ou justifier sa défaite.
Les affiches électorales officielles pour la présidentielle de cette années sont maintenant visibles devant tous les bureaux de votes. 12 candidats, 12 tronches et 12 slogans de campagne. Chacun y va de son sourire pas trop démonstratif, mais quand même visible. Tous sauf un candidat, plutôt une candidate. Je ne sais pas qui à fait le choix de l’affiche au PS, mais il ne faudrait pas hésiter à le mettre au placard, celui-là ne veut pas que sa candidate gagne. Pour pondre une affiche comme celle-là, il faut quand même chercher la baffe :



Un sourire absent, du noir et blanc et du rouge vif. Prenons un électeur lambda, qui n’aurait pas encore fait son choix le 22 avril avant de se rendre à son bureau de vote. Cet électeur arrive à sur place et regarde toutes les affiches pour y chercher le regard sympathique de celui ou celle qui lui inspira confiance. Son regard se porte sur celle de Ségolène. Et là il prend peur. Il y voit un regard presque sévère qui manque d’envie. Beaucoup d’électeurs n’ont pas une idée précise du choix qu’ils doivent faire et chez certains le choix ne portera sur aucune considération rationnelle pour l’enjeu. Ségolène n’a jamais donnée une image complètement amicale, joviale et enthousiaste. L’élection présidentielle est la rencontre d’un homme ou d’une femme avec la nation qu’il ou elle va diriger. Les français doivent être séduis par le candidat qu’ils vont choisir, pas en avoir peur.

Mise à jour du 15/04. Les affiches officielles de tous les candidats :

Alain Krivine : "La LCR, c'est le vote utile !". Non ! Voter pour la Besancenot, De Villiers, Laguiller, Schivardi, Bové ou Nihous c’est forcément voter inutile. Aucun d’entre eux n’a des chances de gagner ni même de faire partie d’un gouvernement. Au mieux ils représentent un paquet cadeau d’idées complètement anachroniques, voir absurdes et farfelues. Du coup le vote contestataire est représenté par Le Pen, qui est encore plus dangereux que les extrémistes de gauche. Il faut bien sûr aussi compter avec Buffet et Voynet qui présentent des idées qui ne sont pas toutes à jeter et gardent une petite chance mais sans grande conviction de pouvoir placer un des leurs à un possible gouvernement de gauche. La majorité des ces candidats nous expliquent que le France va dans le mur, qu’il faut tout casser, tout révolutionner pour la remettre dans la bonne direction. Le fait même qu’ils puissent être chacun candidat donne des billes à cette thèse. Mais en étant si visibles, même pour quelques semaines, ils laissent croient aux français que leurs idées peuvent être un début de solution pour l’avenir de notre pays. Un début de quelque chose, certes, mais plutôt celui de la fin de notre économie et de nos libertés.
C’est Ségolène Royal qui le souhaite. En substance : Le haut débit est un droit pour tous, subventionnons ceux qui n’ont pas les moyens de se le payer. C’est quand même ne pas prendre en compte que la France est l’un des pays du monde ou l’accès au réseau est le moins cher, avec des tarifs planché à moins de 20 euros par mois, moins cher que n’importe quel abonnement de téléphonie mobile, sans compter que cet abonnement là peut être partager entre plusieurs utilisateurs simultanés. Le problème est ailleurs. D’abord tous les français ne sont pas sur le même pied d’égalité. Le haut débit n’est pas présent partout. Il faut évidement aussi prendre en compte que tous les foyers français ne disposent pas tous d’un ordinateurs, principalement pour des raisons économiques, voir culturelles ou sociales. Si nous voulons faire de chaque citoyen un internaute en puissance, commençons déjà par sensibiliser chacun à l’intérêt de l’internet. Lançons ensuite un plan d’informatisation massif pris en charge par une agence publique qui ferait en sorte de permettre la location à très bon marché d’un terminal internet comme nous avons su le faire il y a 25 ans avec le minitel. Et là, enfin, cette même agence pourrait revendre les accès haut débit de France Telecom sans aucune marge si ce n’est ses frais de fonctionnement. Un prix qui serait probablement aux environs d’une dizaine d’euros, accessible à chaque foyer quelque soit ses revenus, l’équivalent de deux paquets de cigarettes. Avec le cout de l’abonnement du terminal internet + celui de l’accès au réseau, on ne tirerait pas beaucoup plus loin que 25 euros, donc presque rien mais qui devrait être payé par tous car tout service doit avoir un cout visible pour son consommateur. En rapprochant cela avec l’accès numérique aux diverses institutions publiques (impôts, sécu, ASSEDIC, etc.), qui serait accessible à un plus grand nombre de citoyens, cela permettrait de faire quelques économies de fonctionnement par lesquelles le budget l’état pourrait rapidement y trouver son compte en y gagnant de l’argent qui pourra être réinvesti ailleurs.